Les Clés de la presse recense 100 bonnes raisons de croire en l’avenir de la presse. En voici quelques exemples
Contenus
- Philosophie magazine ne connaît pas la crise.
- La RVF ne manque pas de projets.
- Libération à la rencontre de ses lecteurs.
Points de vue
- Serge Guérin : « La presse doit mieux hiérarchiser l’information »
- Edouard Boccon-Gibod : « Métro doit être un journal concernant »
- Pierre Serre : « Dans quinze ans, nous serons tous sur tablettes »
- Marie-Christine Lipani Vaissade : « La recherche sur les médias est en plein essor »
- Rolf Heinz : « Il faut continuer à développer nos marques »
- Hervé Lenglart : « Nous avons intérêt à faire du marketing »
Numérique
- Pourquoi les pure-players s’aventurent sur le papier.
- Les promesses numériques pour les tablettes et l’impression.
- Une connaissance plus fine des internautes.
Diffusion
- L’actualité fait vendre.
- La PHR repart à la conquête de ses lecteurs.
- A Haguenau, le diffuseur voit grand.
- Ces familles de presse qui marchent.
Recherche
- J’aurai voulu être journaliste.
- Le métier de journaliste sous le feu des projecteurs.
- Les écoles de journalisme se rapprochent de l’université.
Publicité
- La PQR croit aux achats groupés.
- Le compte rendu de la table ronde organisée par les Clés de la presse et Mistral média sur les nouveaux modes de commercialisation.
- De nouveaux formats émergents.
Comment Métro entend devenir « le maillon fort » de la presse gratuite
Six mois après avoir été repris à 100% par TF1, Métro s'apprête à présenter un nouveau visage, avec un seul objectif : « devenir le leader du marché », comme l’a expliqué Edouard Boccon-Gibod, président de Métro France, dans un entretien aux Clés de la presse.
Remplir la fonction média de la presse gratuite
Ses concurrents sont prévenus : désormais détenu à 100% par le groupe TF1, Métro s’apprête à reprendre l’offensive. « TF1 n’est pas là pour regarder passer les trains, mais pour devenir le leader du marché », prévient son président. Pour cette nouvelle mouture, qui devrait sortir « avant la fin de l’hiver », le groupe TF1 entend proposer une offre d’information tout au long de la journée : le matin en mobilité avec Métro, puis avec les journaux TV de 13h et 20h, et à n’importe quel moment sur le Web. « Nous avons bâti une stratégie en trois temps, résume Edouard Boccon-Gibod : la rénovation du journal, l’optimisation de la distribution et l’innovation. »
Passage au reverse publishing
Métro s’apprête donc à adopter un format réduit, plus proche de celui de ses concurrents, ainsi qu’une qualité d’impression augmentée grâce au procédé Waterless, proposé par l’imprimerie du Figaro. Quant au contenu, « il doit être plus concernant, insiste Edouard Boccon-Gibod. Métro doit donner un maximum d’informations sur tous les secteurs en évitant les références institutionnelles. » Pour cela, le quotidien gratuit s’apprête à réorganiser sa rédaction en suivant le système du « reverse publishing », qui consiste à écrire d’abord pour les supports digitaux, ensuite pour le print. « Cela nécessite de modifier fondamentalement l’état d’esprit de la rédaction, souligne Edouard Boccon-Gibod. L’idée est d’inverser la tendance actuelle et de mieux répondre à la promesse de mobilité. »
Synergies avec le groupe TF1
Ces différents chantiers devraient permettre au quotidien Métro de retrouver le chemin de la rentabilité à l’horizon 2012-2013. Les synergies entre TF1 et Métro vont naturellement se multiplier, notamment au niveau publicitaire. « Si la régie reste chez Métro, elle est désormais pilotée directement par TF1 publicité », souligne Edouard Boccon-Gibod. Pour l’heure, sept offres couplées ont déjà été lancées. « Elles permettront à Métro d’avoir accès à d’autres univers. »
Marie Malaterre-Roques