Une stratégie passée au crible
Dékuple mise sur 12% de croissance annuelle jusqu’en 2030
Né en 1972 sous la marque France abonnements, le groupe Dékuple a largement diversifié, et digitalisé, ses activités, en multipliant les acquisitions depuis 2020, tant en France qu’en Europe. « Nous sommes devenu aujourd’hui un leader européen du marketing de données cross-canal », souligne son Pdg, Bertrand Laurioz, qui ne compte pas s’arrêter là. Avec son plan Ambition 2030, il table sur le maintien de sa croissance actuelle de 12% par an, pour dépasser les 400 millions d’euros de chiffre d’affaires (contre 240 millions attendus en 2025), dont 85% issus du digital et 30% à l’international, et 13 à 15% de marge d’Ebitda.
Un nouveau cycle de croissance
Après avoir atteint les objectifs de son plan 2020-2025, Dékuple s’engage sur un nouveau cycle de croissance avec l’ambition de « devenir un acteur européen de référence du marketing numérique, grâce à la montée en puissance des activités conseil BtoB, agences & solutions, et à la transformation des activités de fidélisation en spécialistes de la donnée », explique Bertrand Laurioz. Pour y parvenir, le groupe s’est fixé quatre priorités. 1. Renforcer la convergence de ses expertises data, technologie et créativité. 2. Industrialiser sa performance marketing à travers une stratégie de plateformisation (avec la Dékuple platform, plateforme retail data, créative et IA déployée cette année au service des ventes en magasins). 3. Accélérer sa croissance sur des thématiques porteuses comme le retail, l’assurance et l’ensemble des verticales à forte intensité marketing (automobile, luxe, télécom, énergie, immobilier). 4. Poursuivre son expansion internationale, à la fois dans les pays où il est déjà implanté, tout en évaluant de nouveaux marchés (Italie, Pologne, Royaume-Uni).
La presse en net recul mais toujours d’actualité
Pour atteindre ces objectifs de croissance, Dékuple est prêt à investir 150 millions d’euros sur la période 2025-2030, dont 50 millions consacrés aux actifs technologiques et 100 millions aux acquisitions structurantes et aux rachats de minoritaires (reprise des parts des entrepreneurs qui ont rejoint le groupe en s’engageant à y rester huit ans).
Logiquement, la part de la presse, activité historique du groupe, va encore diminuer dans les années à venir, « mais elle reste une part de notre offre », assure Bertrand Laurioz, qui rappelle que le groupe assure encore 20 à 25% des abonnements de la presse magazine.
D.F.




