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La croissance de l’e-commerce français n’a pas ralenti en 2024

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Une étude passée au crible

La croissance de l’e-commerce français n’a pas ralenti en 2024

D’année en année, l’e-commerce bat ses records et 2024 ne déroge pas à la règle. Selon le bilan annuel de la Fevad, il a encore enregistré l’an dernier une croissance de 9,6%, ce qui lui permet de dépasser pour la première fois le cap des 175 milliards d’euros (175,3 milliards très exactement). Cette progression « est principalement portée par une nette reprise des transactions et les premiers effets du ralentissement de l’inflation », souligne Marc Lolivier, le délégué général de la Fevad.

Les ventes de produits rebondissent, les services confirment leur solidité 

Après deux années de ralentissement, les ventes de produits retrouvent leur haut niveau de 2021, à 66,9 milliards d’euros (+6%). « En 2024, la part du e-commerce dans le commerce de détail progresse à 11%, confirmant son ancrage dans les habitudes de consommation », précise Marc Lolivier. Avec une croissance de 12%, les ventes de services poursuivent leur dynamique, à 108,4 milliards d’euros. « Cependant, l’effet inflationniste, qui avait soutenu la hausse du panier moyen en 2022 et 2023, commence à s’atténuer, en particulier dans les secteurs du voyage et de l’énergie », poursuit-il. A ce rythme, le cap symbolique des 200 milliards d’euros pourrait être franchi en 2026, estime-t-il.

La consommation sur Internet profite de la baisse de l’inflation

En 2023, la croissance du e-commerce était principalement alimentée par l’inflation, notamment sur les services et les produits de grande consommation. Ce n’est plus le cas en 2024, avec un retour des volumes de transactions (+10% en un an). Si certains consommateurs restent prudents en raison du contexte économique, la désinflation sur les dépenses contraintes et la hausse des salaires ont favorisé une reprise des achats en ligne, notamment pour les biens de consommation courante hors alimentaire. La baisse de l’inflation, combinée aux efforts de recherche d’économies des cyberacheteurs qui privilégient des produits ou circuits moins chers, explique la stabilité du panier moyen en un an (68 euros) et son recul pour les ventes de produits.

Chloé Fournier

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