Les éditeurs remontés contre AI Overviews
Google a annoncé le 22 juillet le lancement en France de AI Overviews et AI Mode, ses résumés de résultats de recherche rédigés par intelligence artificielle. Sébastien Missoffe, directeur général de Google en France, a qualifié cette nouveauté de « grande révolution pour les utilisateurs » auprès de l’AFP. Un résumé de quelques lignes s’affichera désormais au-dessus de certains résultats de recherche. Lancées dans de nombreux pays en 2024 et 2025, y compris européens, ces fonctionnalités arrivent finalement en France car « il y avait des blocages de régulation qui étaient là, qu’on pense avoir levés », explique Sébastien Missoffe, évoquant une « grande révolution pour les utilisateurs ». Confronté à l’essor des outils d’IA conversationnelle depuis le lancement de ChatGPT fin 2023, le premier moteur de recherche mondial tente d’éviter une fuite de ses utilisateurs vers des outils devenus des concurrents. La stratégie semble payer : Alphabet, maison mère de Google, avait indiqué dans ses résultats financiers du premier trimestre que les recherches en ligne atteignaient un niveau historique.
Mais cette évolution s’accompagne aussi d’un risque pour les médias de voir leur audience diminuer, si les utilisateurs se contentent de lire le résumé des résultats de recherche sans cliquer sur les articles en ligne. D’après une étude publiée par le Pew Research Center en juillet 2025, les internautes sont deux fois moins nombreux à cliquer sur un lien de résultat lorsqu’ils disposent d’un résumé par IA. « A ce jour, les éditeurs ne disposent toujours pas des informations indispensables pour apprécier les effets de ces nouveaux services, déplore le SEPM dans un communiqué, notamment leurs effets sur l’audience, le trafic et la valorisation des contenus de presse ; les modalités concrètes de fonctionnement du mécanisme d’opt-out annoncé par Google, ainsi que ses conséquences éventuelles sur le référencement et la visibilité des contenus ; ou le périmètre exact des usages couverts par la rémunération proposée et les critères retenus pour l’exploitation des contenus ».




