L’événement
La Provence passe au tabloïd et enrichit ses contenus
Après plusieurs mois de préparation, la Provence va passer, demain 10 janvier, au format tabloïd, et en profite pour proposer à ses lecteurs une maquette repensée et de nouveaux rendez-vous éditoriaux. « Cela représente la plus grosse évolution de ces vingt dernières années, nous explique Olivier Biscaye, le directeur de la rédaction. Fidèle à notre ADN de proximité, nous avons encore renforcé la couverture de l’info locale, en revenant dans tous les quartiers, dans tous les villages, les communes, les territoires ». Le numérique n’est pas oublié avec un nouveau site dès le 12 janvier. Enfin, la rédaction se mobilise, dès le 15 janvier, pour les élections municipales, « notre ligue des champions à nous » dixit Olivier Biscaye, avec la publication d’une édition spéciale, le lancement de la Provence mobile (un camion qui sillonnera les marchés à la rencontre des lecteurs) et l’organisation de 30 débats publics dans 30 villes à enjeux.
Une maquette plus lisible et plus pratique
L’adoption du format tabloïd est la conséquence du transfert, le 1er octobre dernier, du centre d’impression historique de Salengro vers une nouvelle imprimerie à Vitrolles. L’occasion de proposer un format plus réduit, plus proche des usages de lecteurs d’aujourd’hui, avec une maquette repensée, pour mieux mettre en valeur l’information locale, les initiatives et les territoires qui font la vitalité de la région. « Quand on les interroge, nos lecteurs demandent davantage de culture, de loisirs et des informations positives, qui donnent le sourire », souligne Olivier Biscaye.
Une offre éditoriale renforcée
Pour répondre à ces attentes, la Provence va proposer dès la semaine prochaine de nouveaux rendez-vous éditoriaux, dont le fil rouge reste la proximité et le local. Au programme, un supplément de 12 pages le lundi (la Provence des sports et des clubs) consacré à l’actualité sportive ; un enrichissement du supplément économique (la Provence de l’économie et des entreprises) le mardi, qui passe à 12 pages également ; ou les programmes cinéma par bassin de vie le mercredi. Les rendez-vous emblématiques du journal (santé, Diverto, Femina, culture, histoire, balades, gastronomie…) sont renforcés, une double page de jeux est ajoutée chaque jour, et les séquences culture et loisirs dynamisées. « Avec cette nouvelle formule, nous changeons la forme et le fond », avoue le directeur de la rédaction.
La transformation numérique se poursuit
Engagée depuis un an, la transformation numérique de la Provence va se poursuivre avec le lancement, le 12 janvier, d’une nouvelle page d’accueil du site, avec un accès direct aux infos par ville. Au passage, les contenus locaux, vidéos et audios seront davantage mis en avant. « Nos audiences digitales ont connu une croissance exceptionnelle l’an dernier, avec 200 millions de visites et 800 millions de vidéos vues sur le site et les réseaux sociaux, alors que nous avions un objectif 2025 de 500 millions de vidéos vues, poursuit-il. Nous souhaitons bien sûr freiner l’érosion de la vente au numéro (la diffusion France payée s’est encore érodée de 11% en un an, à 53 619 exemplaires, NDLR), mais le numérique permet de réinstaller la Provence sur tout le territoire ».
Cap sur les élections municipales
Pour maintenir une croissance des audiences digitales à deux chiffres, la rédaction va pouvoir s’appuyer sur les élections municipales, un temps fort pour la presse quotidienne régionale. Si la couverture a débuté depuis mars dernier, elle va s’accélérer dans les semaines qui viennent, avec une édition spéciale le 15 janvier, la couverture de toutes les listes de toutes les communes jusqu’à l’élection (dans les 468 communes de la zone de diffusion), mais aussi des rencontres avec les lecteurs. Celles-ci prendront la forme d’un camion mobile qui va réaliser 30 déplacements dans 30 villes, « pour écouter les habitants sur les marchés, souligne Olivier Biscaye. Et nous allons organiser 30 débats publics dans 30 villes à enjeu, pour que nos lecteurs puissent interpeller et discuter avec les candidats ».
Didier Falcand




