Une stratégie passée au crible
CMA média confirme son projet de création d’un pôle éco
Quelques mois après le rejet d’un premier projet par les salariés, CMA média revient à la charge pour créer un pôle économique commun à BFM business et la Tribune. L’ambition est de doter le groupe d’une rédaction numérique commune de plus de 60 journalistes, constituée à partir des équipes digitales de la Tribune et de BFM business, pour produire « une information économique encore plus experte et plus réactive pour l’ensemble des médias du groupe », tout en conservant l’identité, les projets et les lignes éditoriales propres à chaque marque. Cette rédaction économique digitale serait placée sous la responsabilité de Ludovic Desautez, actuel directeur délégué de la rédaction de la Tribune, et rattachée à François Aubel, directeur des contenus et de la stratégie éditoriale des rédactions digitales du groupe. La direction générale du pôle serait assurée par Arnaud de Courcelles, actuel directeur général de BFM business et BFM locales, sous la présidence de Jean-Christophe Tortora, directeur général délégué de CMA média. La rédaction de BFM business, en radio et en télévision, conserverait son organisation actuelle, sous la direction d’Audrey Maubert.
Parallèlement, le dispositif présenté aux organisations syndicales prévoit que la régie publicitaire de la Tribune rejoindrait les équipes de la régie de CMA média « afin de proposer de nouveaux dispositifs de communication 360 puissants et efficients, précise le groupe dans un communiqué. Le développement de l’activité éditoriale événementielle, vectrice essentielle de dialogue et proximité entre décideurs, institutionnels et acteurs économiques demeurerait un axe structurant de cette nouvelle offre ».
Ce projet s’inscrit dans une stratégie articulée autour des territoires, de l’Europe et de l’Afrique, et se traduira, s’il est validé, « par une couverture renforcée des entreprises et des dynamiques économiques en régions, par le suivi approfondi des enjeux européens et des questions de souveraineté et par le traitement des enjeux méditerranéens et africains ».
Arnaud Blanc




