L’événement
Catherine Pégard promet une retouche des aides à la presse
Catherine Pégard, ministre de la Culture, a profité de la cérémonie de remise des prix Albert Londres, le 27 octobre, pour annoncer des retouches aux aides à la presse pour 2027. Après avoir rappelé « le rôle crucial que vous jouez pour notre vie démocratique, en produisant une information fiable et de qualité », elle a insisté sur le rôle de l’Etat de « soutenir le travail journalistique, veiller à la liberté de la presse et au pluralisme des médias », avant de préciser ses deux priorités pour les semaines et les mois qui viennent : d’abord la lutte contre les ingérences étrangères, en particulier en matière d’information. « Disons-le clairement, la guerre d’agression de la Russie contre l’Ukraine s’accompagne de campagnes de désinformation massives. Ainsi, en ce qui concerne la presse et les médias, les mesures qui s’imposaient ont été rapidement prises, notamment au niveau européen avec l’interdiction de canaux de propagande et la mise en place de sanctions européennes ». En France, le gouvernement porte également un projet de loi relatif à la lutte contre les ingérences étrangères dans la vie démocratique, qui a été adopté la semaine dernière par le Sénat. « Ce combat, je l’ai dit, nous le portons également à l’échelle européenne, et la commission européenne en a fait l’une de ses priorités ».
L’autre objectif de l’action de l’État concerne son soutien au modèle économique de l’information, notamment via les aides directes et indirectes à la presse écrite. « Le gouvernement prévoit de les maintenir à un niveau élevé dans le projet de loi de finances pour 2027, en tenant compte des évolutions du secteur, a-t-elle promis. Nous engageons ainsi une évolution importante des aides au pluralisme : leur répartition est appelée à moins dépendre de la diffusion des titres pour davantage tenir compte de leur investissement éditorial, et en particulier de la rémunération versée aux journalistes professionnels. Le principe est simple : plus un titre investit dans sa rédaction, plus il doit être soutenu ». Une logique qui est déjà celle qui régit, en partie, la répartition de l’aide au pluralisme des services de presse tout en ligne, créée en 2022. « Nous l’étendrons dès l’année prochaine à l’aide au pluralisme des quotidiens nationaux ».




