Donald Trump, prédateur de la liberté de la presse
Dans le dernier classement des prédateurs de la liberté de la presse, publié hier 2 novembre par RSF, à l’occasion de la Journée internationale de la fin de l’impunité pour les crimes commis contre les journalistes, Donald Trump rejoint Vladimir Poutine (Russie), Daniel Ortega (Nicaragua), Haibatullah Akhundzada (Afghanistan) ou encore Muhoozi Kainerugaba (Ouganda) dans le palmarès des hommes politiques dont l’objectif est de « faire taire les voix indépendantes et piétiner le droit à l’information ». Pour Thibaut Bruttin, le directeur général de RSF, « le président des Etats-Unis, qui faisait office l’an passé de meilleur espoir masculin, a bien mérité sa place dans cette galerie des prédateurs de la liberté de la presse avec un implacable bilan en moins de deux ans (seulement) de mandat », au cours duquel « ses attaques contre la presse dépassent de plus en plus le cadre de la rhétorique et des politiques publiques pour se traduire par des restrictions physiques imposées aux journalistes ».
Dans son classement, RSF pointe aussi du doigt des acteurs économiques, comme « les géants de la tech comme Alphabet et Meta, et des milliardaires influents comme Bidzina Ivanichvili et Vincent Bolloré, qui illustrent la diversité des stratégies de prédation économique visant à fragiliser les médias indépendants, à peser sur leur financement et à mettre leur indépendance éditoriale sous pression ».




