Chiffres clés
Les principaux bénéficiaires des aides à la presse en 2025
Le ministère de la Culture a publié, le 20 octobre, le montant des aides à la presse reçues par les journaux et magazines pour 2025. Plus de 600 titres ont bénéficié de 144,7 millions d’euros (contre 175,2 millions en 2024), dont 21,8 millions au titre des six aides au pluralisme, 114,2 millions pour les aides au transport et à la diffusion, et 8,6 millions pour les aides à l’investissement en faveur de la modernisation. A cela s’ajoutent quelque 400 millions d’aides indirectes, en tenant compte de la TVA à taux réduit (2,1%), dont le ministère des Finances estime la dépense fiscale à 116 millions d’euros en 2025, et de tarifs postaux privilégiés, estimés à 211 millions d’euros.
Les aides au pluralisme
En 2025, le ministère de la Culture a versé 21,8 millions d’euros à 390 titres dans le cadre des aides au pluralisme. « Elles visent à garantir la diversité des médias, essentielle à un paysage médiatique libre et indépendant, constitué d’opinions et d’idées diverses, souligne le ministère de la Culture. La préservation du pluralisme des médias répond à une exigence constitutionnelle. Les aides au pluralisme ont notamment pour but de compléter les ressources des titres de presse qui ne disposent pas de recettes publicitaires suffisantes de sorte que la pression des marchés publicitaires ne détermine pas les idées qui auront vocation à s’exprimer dans le débat public ».
Au-delà de ces aides au pluralisme, le fonds de soutien aux médias d’information sociale et de proximité (FSMISP), non cumulable avec les aides au pluralisme, soutient les médias de proximité et concerne tous les services d’information diffusés par voie électronique (site internet de presse, infolettre, webtélé, webradio, etc.).
Les aides au transport et à la diffusion de la presse
En limitant les coûts de distribution, les aides au transport et à la diffusion, d’un montant de 114,2 millions d’euros en 2025, visent à réduire le prix de vente final des publications et favoriser leur accès à un prix raisonnable pour les citoyens sur l’ensemble du territoire. Elles soutiennent à la fois la distribution au numéro dans les points de vente par le biais de l’aide à la distribution de la presse quotidienne nationale d’information politique et générale (18 millions pour dix titres), et la distribution aux abonnés par le biais de l’aide à l’exemplaire pour les titres de presse postés (63,7 millions pour 372 titres) ou portés (32,5 millions pour 157 titres).
Les aides à l’investissement en faveur de la modernisation
Le soutien de l’Etat vise également à renforcer la modernisation et l’investissement, à hauteur de 15,5 millions au sein de la filière, dont 8,6 millions au bénéfice de titres de presse. Exemple avec le fonds stratégique pour le développement de la presse (FSDP), où l’État s’est engagé en 2025 à cofinancer (à hauteur de 9,1 millions, dont 7,9 millions au bénéfice de titres de presse) de nouveaux projets « qui visent à répondre aux défis de la transition numérique et écologique grâce à l’innovation technique, par exemple en matière de développement de l’intelligence artificielle ». La plupart des projets soutenus par le FSDP sont pluriannuels.
Aujourd’hui en France reste le titre le plus soutenu
Sur les 650 titres qui ont bénéficié d’un versement de l’Etat, au titre des aides à la presse, 35 ont reçu plus d’un million d’euros d’aides directes. Ils étaient 41 en 2024 et 46 en 2023. Aujourd’hui en France est une nouvelle fois le premier bénéficiaire, puisqu’il a été aidé à hauteur de 7,694 millions d’euros (essentiellement via l’aide à la distribution), contre 12,242 millions d’euros en 2024, devant le Figaro (7,522 millions), la Croix (7,116 millions), Ouest France (6,282 millions), Libération (5,693 millions), l’Humanité (5,572 millions) et le Monde (5,334 millions). Le premier magazine est encore une fois Télérama, au huitième rang, avec 4,593 millions d’euros.
Arnaud Blanc




