Louis Hachette group va bien, Prisma média un peu moins
Louis Hachette group a réalisé en 2025 un chiffre d’affaires de 9,6 milliards d’euros, en hausse de 3,3% par rapport à 2024, et un petit résultat net de 22 millions d’euros, en hausse de 69%. « Un an après sa création, notre groupe signe une forte progression de ses résultats », s’est félicité dans un communiqué son Pdg, Jean-Christophe Thiery, en mettant notamment en avant « la solidité de l’ancrage international ». Détenu à 31% par Vincent Bolloré, Louis Hachette group rassemble depuis fin 2024 les activités de Lagardère (le numéro un français de l’édition Hachette livre, Relay et les boutiques d’aéroport dans la distribution), les médias de Lagardère (Europe 1, le Journal du dimanche et Elle international) et Prisma média. La croissance de l’activité est portée par sa principale division, Lagardère travel retail, qui gère les boutiques dans les gares et aéroports, dont le chiffre d’affaires dépasse pour la première fois les 6 milliards en hausse de 4,4%. La branche édition (Lagardère publishing) a accru de 2,7% son chiffre d’affaires, à 3 milliards d’euros, grâce à la bonne santé de ses principaux marchés et à sa diversification, notamment dans les fascicules (Warhammer Combat Patrol, Disney Novels) et les jeux de société (Skyjo, Flip7).
Dans les médias, Lagardère live affiche une légère progression de 1,4% de son chiffre d’affaires, à 219 millions d’euros, portée par le rebond d’Europe 1 et la bonne performance des salles de spectacle en France, comme l’Arena Bordeaux. L’exercice a été plus difficile pour Prisma média, dont l’activité s’est contractée de 10,2%, à 266 millions d’euros, dans un contexte « d’érosion de la diffusion de la presse magazine et du changement des usages sur le digital, avec un recul de la publicité en ligne », précise le communiqué. Le groupe entend poursuivre en 2026 la restructuration en se concentrant sur la presse de divertissement et people, afin que la division reste profitable. Il a ainsi annoncé un plan de départ pouvant atteindre jusqu’à 240 personnes, soit un tiers de ses salariés, ainsi qu’un projet de vente de ses magazines luxe, dont la licence Harper’s bazaar, The Good life ou Ideat, à Vivendi.




