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« L’événementiel constitue le troisième étage de la fusée de Gala »

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Coup de fil à… Erin Doherty

« L’événementiel constitue le troisième étage de la fusée de Gala »

Après Elle, Glamour, puis Sisley, dont elle a dirigé la communication, Erin Doherty a rejoint Gala l’été dernier comme directrice de la rédaction, avec la mission de « premiumiser » un magazine puissant sur le print comme sur le digital, et une nouvelle vision éditoriale et créative. Huit mois plus tard, les résultats sont là avec une diffusion qui a retrouvé le chemin de la croissance (+2,7%, à 124 079 exemplaires en 2025) et une audience digitale en progression (avec 9 millions de visiteurs uniques et 21 millions de socionautes). Et les changements ne sont pas finis : le prochain festival de Cannes sera l’occasion de renouveler la présence de la marque sur place, et la rédaction planche sur la création d’un événement beauté en septembre. Entretien.

Les Clés de la presse. Vous dirigez la rédaction de Gala depuis huit mois. Quel regard portez-vous sur ce magazine et dans quelle direction cherchez-vous à le faire évoluer ?

Erin Doherty. J’ai découvert un titre référence en print, très présent sur le digital et surpuissant sur les réseaux sociaux, que le groupe Figaro souhaitait premiumiser davantage. Nous avons commencé par la couverture, en privilégiant les visuels forts, sans aucune paparazzade, et en élargissant le spectre des personnalités, avec davantage d’hommes (comme Pierre Niney) et de stars internationales.

Nous avons aussi voulu réinventer le début du journal, afin de renouer avec son pouvoir de prescription. C’est la mission de la nouvelle rubrique, l’Indice gala, un espace de six pages accueillant les coups de cœur de la rédaction, ou celle d’une nouvelle rubrique culture, Culture club, centrée sur la littérature, le cinéma ou la musique. Enfin, tous les quinze jours, le Petit guide (snob) de la beauté fait la part belle aux objets, produits et accessoires que l’on aime.

Vous avez aussi modifié la partie magazine du journal.

E.D. Effectivement, nous avons fait le choix de revenir aux grands formats, à des portraits de 30 000 signes sur des acteurs du marché, ou des enquêtes et du décryptage, en soignant la photo et les illustrations. Car le texte et les photos ont la même valeur. Et cela permet d’équilibrer le journal avec les infos plus zapping qui font notre ADN, comme le tapis rouge ou le glamour.

Prévoyez-vous d’autres changements dans les mois qui viennent ?

E.D. On peut peut-être imaginer des innovations, d’ici à l’été, pour la fin du magazine. Mais il vous faudra attendre pour savoir lesquelles.

Quel bilan tirez-vous de ces évolutions ? Avez-vous des premiers retours ?

E.D. Le feed-back des annonceurs est très bon, comme le montre le retour d’Hermès. Plus globalement, Gala reste le magazine des célébrités et du gotha, mais il a renforcé son image de magazine d’entertainment. Les lecteurs sont aussi au rendez-vous avec une croissance de notre diffusion print (+2,7%, à 124 079 exemplaires en 2025) et de nos audiences digitales et sociales. Mais il faut continuer d’innover et de surprendre, avec des contenus pensés en synergie avec le social et de nouveaux rendez-vous sociaux. Nous allons aussi renforcer notre présence lors du prochain festival de Cannes.

Vous y êtes déjà présent depuis 15 ans avec Gala croisette.

E.D. Gala croisette est un rendez-vous statutaire que nous allons évidemment poursuivre. Une quarantaine de journalistes seront mobilisés sur place pour produire ce quotidien distribué à 180 000 exemplaires, mais aussi des contenus exclusifs pour les réseaux sociaux. L’an dernier, nos équipes avaient posté 450 vidéos, qui ont engendré 372 millions de vidéos vues. La nouveauté, ce sera une expérience réinventée de la plage Vega, face au Carlton. Cette année, nous avons confié à Michel Denisot l’animation d’une émission quotidienne de 30 minutes, tournée en public, où il va recevoir une célébrité qui fait l’actualité à Cannes. Nous accueillons aussi un chef résident, Céline Pham, pour des déjeuners d’exception, et l’artiste Waxx pour des show cases mettant en avant des artistes de la scène française et internationale.

Car la presse a aussi besoin de présence physique et de rencontres avec ses lecteurs : après le print et le digital, l’événementiel constitue le troisième étage de la fusée du développement de Gala, et nous planchons d’ailleurs sur un projet sur la beauté, qui pourrait avoir lieu en septembre.

Propos recueillis par Didier Falcand

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