Pourquoi Publicis reprend LiveRamp
Le groupe Publicis a annoncé, le 17 mai, le rachat de la plateforme américaine de collaboration de données LiveRamp pour 2,2 milliards de dollars, réglés intégralement en cash. Troisième plus grosse acquisition de l’histoire du groupe (après Sapient en 2014 et Epsilon en 2019), l’opération repositionne Publicis au cœur de la transformation agentique des grandes entreprises, à rebours de la stratégie de ses principaux rivaux. « Notre stratégie est à contre-courant du marché et de nos rivaux qui multiplient les licenciements, les rachats d’actions et les cessions, souligne Arthur Sadoun, le Pdg de Publicis. Nous avons toujours dit que nous ne rachèterions pas des actifs similaires avec une logique purement financière pour faire des économies d’échelle ». Au départ, LiveRamp est né d’un spin-off avec Acxiom à la fin des années 2010. L’entité est devenue un acteur mondial de premier plan dans la data collaboration. Sa technologie permet à ses clients d’accéder à un vaste réseau de partenariats (annonceurs, plateformes, éditeurs, fournisseurs de données) pour enrichir leurs propres actifs et en faire des usages variés : ciblage publicitaire, connaissance client, mesure. C’est précisément cette capacité que Publicis entend mobiliser pour accélérer ce qu’il appelle « la révolution agentique ». « Avec les data d’Epsilon, nous faisons de la personnalisation à grande échelle pour le compte de nos clients. Avec LiveRamp, nous voulons les aider à faire leur révolution agentique en cocréant des données qui rendront leurs agents IA plus performants et générateurs de résultats business concrets », explique Arthur Sadoun.




