Une stratégie passée au crible
Les Surligneurs se mobilise contre la désinformation
Média spécialisé dans la lutte contre la désinformation politique, les Surligneurs s’associe à l’association Quota climat pour lancer Droit à l’info, un dispositif qui détecte, sur Internet, les réseaux sociaux, la télévision et la radio, des narratifs de désinformation, s’emploie à les vérifier avant, le cas échéant, alerte le grand public « si le risque de propagation dans le débat public est important », précise Vincent Couronne, le directeur général des Surligneurs.
Les trois axes de Droit à l’info
Partant du constat que la désinformation gagne du terrain, « avec un risque accru dans le cadre de la prochaine campagne présidentielle », selon Eva Morel, secrétaire général de Quota climat, l’objectif de Droit à l’info est clairement d’endiguer au plus tôt la propagation de « narratifs de désinformation, en s’appuyant sur le droit constitutionnel d’être bien informé pour se forger une opinion éclairée ». Le dispositif repose sur trois piliers opérationnels : d’abord détecter précocement les signaux faibles de désinformation (sur les réseaux sociaux, dans les médias audiovisuels et en ligne), grâce à des outils d’analyse automatisés à grande échelle. Puis vérifier ces narratifs « avec des journalistes et fact-checkers certifiés (dont la rédaction des Surligneurs et Science feedback NDLR) qui analysent les contenus détectés, les confrontent aux connaissances scientifiques et juridiques, et produisent des réponses fiables, sourcées et argumentées », souligne Vincent Couronne. Enfin diffuser des alertes sous 48 heures, via le site Droitalinfo.org, mais aussi une chaîne Whatsapp publique et, si besoin, auprès des journalistes.
Une montée en puissance progressive
Après une première phase de validation du dispositif dans les semaines qui viennent, Droit à l’info montera en puissance à partir de la rentrée pour « anticiper les narratifs de désinformation susceptibles de perturber le débat électoral », explique Eva Morel. Après avoir débuté avec le climat et l’environnement (qui constituent le périmètre de la phase pilote), le dispositif a d’ailleurs vocation à couvrir progressivement de nouvelles thématiques, comme la santé, l’économie, international, la démocratie ou les questions sociétales. « Notre objectif est d’être pleinement opérationnel début 2027, à l’approche de l’échéance présidentielle, au moment où les responsables politiques peuvent utiliser la désinformation à des fin électorales », souligne Vincent Couronne.
Chloé Fournier




