AccueilActualités presse« Vaincre se positionne comme un magazine santé qui parle du cancer »

« Vaincre se positionne comme un magazine santé qui parle du cancer »

Publié le

Coup de fil à… Sébastien Petit

« Vaincre se positionne comme un magazine santé qui parle du cancer »

Le groupe Burda bleu lance, aujourd’hui 18 septembre, le magazine Vaincre. Réalisé en partenariat avec l’association Vaincre le cancer, ce trimestriel se positionne comme « un magazine santé qui parle du cancer », nous explique Sébastien Petit, CEO de la filiale française du groupe allemand Hubert Burda média. Un titre qui s’adresse bien sûr aux malades du cancer, à ceux qui en ont guéri, mais aussi à leurs familles, leurs proches, leurs amis, « ou seulement des lecteurs à la recherche d’une information de qualité », précise-t-il. Le tirage du premier numéro (100 000 exemplaires) traduit bien les ambitions de Burda bleu, qui mise sur une grosse opération de relations publiques et sur la campagne Octobre rose pour atteindre ses objectifs.

Les Clés de la presse. Burda bleu ne publie pas de magazine santé. Comment en êtes-vous venu à lancer ce titre ?

Sébastien Petit. Ce projet est né d’un souhait de l’association Vaincre le cancer de créer son propre titre et de notre volonté de défricher le marché des magazines santé thématiques (sur des sujets comme le cancer, le diabète ou le cholestérol, NDLR) qui marche très fort aux Etats-Unis mais n’est pas très développé en France. Il existe certes quelques titres comme le magazine Rose, mais c’est un gratuit féminin qui parle du cancer, quand Vaincre se positionne comme un magazine santé qui parle du cancer. C’est différent. Et j’ai la conviction que cette thématique est de moins en moins taboue, mais c’est ce partenariat avec l’association qui donne une ampleur importante au projet.

Le marché de la presse santé est dominé par de gros magazines, comme Santé magazine ou Top santé, et l’info santé ne manque pas sur Internet et les réseaux sociaux. Comment pensez-vous émerger ?

S.P. C’est justement parce qu’il existe beaucoup d’informations sur la santé, pas toujours fiables et vérifiées, qu’un magazine de référence peut s’imposer. Grâce à l’association, nous avons accès aux meilleurs médecins et aux meilleurs chercheurs spécialisés, notamment le docteur Frédéric Saldmann, qui s’implique personnellement dans le projet. Cela va nous permettre de combattre les fake news et de remettre certaines pendules à l’heure. Nous avons aussi la chance, pour ce premier numéro, d’avoir Carla Bruni en couverture. Elle nous a accordé une grande interview dans laquelle elle se confie sur son parcours de soins et l’importance du décryptage. Cela rend encore plus le magazine grand public.

Justement, quelle est la cible visée et quels sont vos objectifs ?

S.P. Le lectorat visé est plus large qu’on ne peut le penser au premier abord. Il touche 1 million de personnes directement, et plusieurs millions de façon indirecte. L’objectif est d’atteindre rapidement une diffusion de 20 à 30 000 exemplaires. Un seuil qui nous permet de ne pas perdre d’argent, tout en reversant une partie du chiffre d’affaires à l’association, afin de soutenir la recherche contre la maladie.

Propos recueillis par Didier Falcand

spot_img

Derniers articles

Les éditeurs de presse maintiennent la pression sur Google et Meta

Devant la difficulté d’obtenir « des négociations de bonne foi » de la part des grandes plateformes, les éditeurs de presse n’ont guère d’autre choix que de se lancer dans des guérillas...

Donald Trump, prédateur de la liberté de la presse

Dans le dernier classement des prédateurs de la liberté de la presse, publié hier 2 novembre par RSF, à l’occasion de la Journée internationale de la fin de l’impunité pour les crimes commis...

Une nouvelle diversification pour le Télégramme

Après les médias (son activité de base), l’emploi (avec Hellowork) et l’événementiel, Advenn, nouveau nom du groupe Télégramme, franchit une nouvelle étape dans sa stratégie de diversific...

Les principaux bénéficiaires des aides à la presse en 2025

Le ministère de la Culture a publié, le 20 octobre, le montant des aides à la presse reçues par les journaux et magazines pour 2025. Plus de 600 titres ont bénéficié de 144,7 millions d’eur...
spot_img

Les éditeurs de presse maintiennent la pression sur Google et Meta

Devant la difficulté d’obtenir « des négociations de bonne foi » de la part des grandes plateformes, les éditeurs de presse n’ont guère d’autre choix que de se lancer dans des guérillas...

Donald Trump, prédateur de la liberté de la presse

Dans le dernier classement des prédateurs de la liberté de la presse, publié hier 2 novembre par RSF, à l’occasion de la Journée internationale de la fin de l’impunité pour les crimes commis...

Une nouvelle diversification pour le Télégramme

Après les médias (son activité de base), l’emploi (avec Hellowork) et l’événementiel, Advenn, nouveau nom du groupe Télégramme, franchit une nouvelle étape dans sa stratégie de diversific...