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Le display s’intègre de mieux en mieux dans les dispositifs des annonceurs

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Le display s’intègre de mieux en mieux dans les dispositifs des annonceurs
 
Le display (liens contextuels sponsorisés, liens commerciaux, intégration de contenu, sponsoring de rubriques, formats publicitaires sur newsletters, streaming vidéo) est désormais bien ancré dans les stratégies plurimédias des annonceurs. Selon le baromètre des investissements publicitaires bruts en ligne, réalisé par Kantar média pour l'Interactive advertising bureau France (IAB) et le Syndicat des régies Internet (SRI), 65% des annonceurs combinent en effet l'e-pub avec au moins un autre média. « Les combinaisons d’Internet avec un à quatre médias représentent 95% des recettes brutes du display, souligne Corinne in Albon, directrice marketing Ad intelligence de Kantar média. La complémentarité est particulièrement forte avec la télévision, puisque les 812 annonceurs Web présents en TV (sur un total 4972 annonceurs Web) assurent à eux seuls 70,9% des recettes du Web.

L’explosion du format vidéo instream
2011 a été marquée par l’explosion du format vidéo instream, ces spots courts placés au début des vidéos de télévision de rattrapage ou sur les plateformes de partage de vidéo. L'an passé, 690 annonceurs ont utilisé ce format en France, principalement issus surtout des secteurs culture-loisirs, alimentation, édition, hygiène-beauté, information média, distribution, banque-assurance et services. « Le phénomène devrait s’accélérer cette année », pronostique Corinne in Albon.

De nouveaux secteurs annonceurs, et non des moindres
Si les secteurs les plus actifs sur le display restent la culture et les loisirs, la banque-assurance, et l'automobile, de nouveaux secteurs commencent à s’y intéresser de très près, notamment les services (+13,1%, à 300 millions d’euros bruts), la distribution (+31,5%, à 264 millions d’euros), ou l’alimentation (+10,5%, à 190 millions d’euros). Autre constat, quand l’informatique, les services, l’énergie, le voyage-tourisme et les télécoms surinvestissent le Web, avec une part consacrée au Net supérieure à la moyenne (12,5%), d’autres secteurs se situent en-dessous de cette moyenne, notamment la mode, la grande consommation, la distribution et la santé. Mais il est bien difficile de dégager des tendances plus précises, tient à souligner Corinne in Albon, tant les annonceurs d’un même secteur peuvent avoir des approches différentes : exemple, quand Orange, premier annonceur du display, a réduit ses investissements de 8,8% (à 97,5 millions d’euros bruts), SFR a fait le choix inverse (+ 9,8%, à 62 millions d’euros).
Didier Falcand
 
Retrouvez toutes ces informations (et plus encore) dans les Clés de la presse du mardi 14 février 2012 dans la boutique des Clés de la presse
 
Modes & travaux inaugure son statut de leader avec une nouvelle formule

Carole Fagot, directrice déléguée du pôle féminin de Mondadori, ne cache pas sa satisfaction. En poursuivant sa croissance en 2010, avec une hausse de 5,9% de sa diffusion France payée (à 444 228 exemplaires), Modes & travaux ne sera pas loin d’une deuxième étoile de l’OJD successive (tous les titres n’ont pas encore communiqué leur déclaration sur l’honneur) et s’impose, pour la première fois depuis vingt-six ans, comme le leader de la famille des mensuels féminins pratiques (devant Prima et Avantages). « En deux ans, nous avons gagné plus de 70 000 exemplaires et des parts de marché publicitaires », souligne-t-elle.

Une évolution permanente
Ce succès s’explique par « une volonté de nous adapter en permanence aux attentes de nos lectrices », estime Alexandre Dutreil, l’éditeur de Modes & travaux. Ce n’est pas un hasard si la nouvelle formule, lancée ces jours-ci avec le numéro de mars, qui s’accompagne d’une nouvelle signature (Le bonheur à faire soi-même), intervient moins de deux ans après la dernière qui avait nettement marqué la rupture avec le passé en juin 2010. Et entretemps, « nous avions procédé à de grosses évolutions au printemps dernier », ajoute-t-il. « Le monde change à vitesse grand V, on ne peut plus se permettre d’attendre deux ou trois ans pour faire évoluer nos magazines », explique Carole Fagot, qui applique la formule à tous ses titres… et reconnaît que c’est une bonne façon de maintenir ses équipes sous pression.

Plus de partage avec les lectrices et plus d’informations pratiques
Pour cette nouvelle formule, le leitmotiv est de favoriser le partage et la proximité avec les lectrices et de proposer des sujets toujours plus pratiques. Les dix nouvelles rubriques s’inscrivent dans cette logique, comme les leçons filmées, les bons plans, les explications pas à pas ou les réalisations à faire soi-même. La marque, absente du Net à l’exception d’un blog, devrait aussi se développer cette année sur les supports numériques, notamment sur le mobile et les tablettes. « Modes & travaux avait encore une image vieillissante il y a deux ans, se souvient Alexandre Dutreil. Aujourd’hui, nous sommes de plus en plus sollicités pour des partenariats, que ce soient des médias (France 2, Europe 1), des salons (Aiguilles en fête le week-end prochain ou des annonceurs ». Un signe.
Didier Falcand

Retrouvez toutes ces informations (et plus encore) dans les Clés de la presse du vendredi 10 février 2012 dans la boutique des Clés de la presse
 
Ce qu’il faut retenir des premiers chiffres OJD de diffusion de la presse pour 2011
 
La fraicheur des données OJD n’est pas un vain mot. Pas moins de 682 titres avaient communiqué, hier 6 février, leur déclaration sur l’honneur pour l’année 2011. Une véritable performance quand on se rappelle qu’il fallait attendre, il n’y a pas si longtemps, les mois de mars ou d’avril pour avoir accès à des données de diffusion. S’il faudra attendre le 22 mars prochain (date de l’Observatoire de la presse) pour connaître l’analyse détaillée des évolutions de chacune des familles de presse, nul besoin d’être grand clerc pour savoir que la tendance générale restera baissière, dans la mesure où les messageries ont enregistré un recul général des ventes au numéro de 6 à 8%. Reste à savoir à quel niveau la baisse se situera et si la situation continuera à s’améliorer : pour mémoire, celle-ci est passée de -3% en 2009 à -2,18% en 2010 et -1,63% sur la période glissante juillet 2010-juin 2011. Tout ce que l’on peut constater pour l’instant, c’est que sur 682 titres dont l’évolution 2011 est connue (par rapport à 2010), 460 sont en baisse, 142 en hausse et 75 stables (entre 1% et -1%).

Retrouvez toutes ces informations (et plus encore) dans les Clés de la presse du mardi 7 février 2012 dans la boutique des Clés de la presse

Pour Alexandre Dutreil, « Biba est une success story assez étonnante »

Le mensuel féminin Biba, édité par Mondadori, lance le 3 février une nouvelle formule ambitieuse. Avec une diffusion en progression de 80% depuis 2004, le titre poursuit son effort pour être « toujours au plus près des attentes de nos lectrices », souligne Alexandre Dutreil, son éditeur.

Les Clés de la presse. Biba se porte très bien depuis plusieurs années, pourquoi avez-vous décidé de changer ?
Alexandre Dutreil.
La dernière nouvelle formule datait d’environ trois ans et demi, il est important de bouger en même temps que nos lectrices et de toujours se réinventer. Cela fait aussi partie de l’esprit global du groupe Mondadori, il faut bouger quand tout va bien. De plus, dans un contexte stable, il est plus aisé de réfléchir plus sereinement aux différents changements à apporter à nos titres.

Justement, sur Biba, quelles sont les grandes nouveautés à retenir ?
A.D.
Le magazine évolue tout au long de l’année, sur la forme comme sur le fond. Cette nouvelle formule marque particulièrement le lancement d’une nouvelle maquette, réalisée en interne,, plus moderne et plus dynamique. A l’intérieur du magazine, nous avons mis en place, ça et là, plusieurs nouveautés. La rubrique Zig zag a évolué avec la volonté de présenter moins de produits mais en insistant sur la mise en scène. Les séquences mode et beauté se renforcent et nous créons, dans le même temps, un cahier consacré aux hommes, car ils intéressent particulièrement nos lectrices trentenaires et même quarantenaires.

Quelles sont vos attentes pour cette nouvelle formule ?
A.D.
La diffusion de Biba ne cesse de progresser, et nous espérons continuer sur cette tendance. Le titre a enregistré une diffusion France payée de 326 339 exemplaires en 2011, soit une progression de 4,5%, sur un marché plutôt chahuté. Pour l’occasion, nous avons lancé une vaste campagne de communication plurimédia créée par l’agence Orbe, afin de rappeler la force de Biba.
Propos recueillis par Marie Malaterre-Roques

Retrouvez toutes ces informations (et plus encore) dans les Clés de la presse du vendredi 3 février 2012 dans la boutique des Clés de la presse
 
Avec son nouveau propriétaire, la Tribune passe au rythme hebdomadaire

Clap de fin, le 30 janvier, pour la Tribune qui a diffusé son dernier quotidien. Le journal devrait renaître le 6 avril sous la forme d’un hebdomadaire et d’un site Web, sous l’impulsion de ses nouveaux propriétaires, France économie régions et Hi-média.

L’émotion était palpable le 30 janvier dans l’univers du journalisme. Après France soir, qui a cessé de paraître en décembre, c’était au tour de la Tribune d’abandonner le papier. Quelques heures après l’arrivée de la dernière édition dans les kiosques, le tribunal de commerce de Paris s’est prononcé en faveur de l’offre de France économie régions et Hi-média : l’offre la mieux-disante socialement puisqu’elle comprend la reprise de 50 salariés, sur 165, dont 31 journalistes « qui demeureront au sein des rédactions afin de poursuivre une ligne éditoriale ambitieuse », expliquent les deux repreneurs. Le consortium, formé par Jean-Christophe Tortora et Cyril Zimmermann, souhaite avec l’ensemble des salariés faire de la Tribune « le groupe de référence de l’information économique et financière ».

Une stratégie bimédia

Pour y parvenir, les deux repreneurs ont mis en avant une stratégie bimédia centrée sur latribune.fr, un site d’informations en continu, et sur l’édition d’un hebdomadaire papier qui paraîtra tous les vendredis à partir du 6 avril. Sous format tabloïd et tiré à 100 000 exemplaires, il proposera des pages international, national, multirégional, mais aussi des analyses, des décryptages ou encore des prospectives sur les enjeux macro-économiques et des focus sur les entreprises. « C’est un nouveau départ pour la Tribune, estime Cyril Zimmermann, Pdg d’Hi-média. Notre plan de reprise est solide et sera soutenu activement par nos savoirs-faire avec la volonté de préserver l’indépendance de l’information. Hi-média participera en tant qu’éditeur en ligne, régie publicitaire et opérateur de paiement électronique. » Avant la distribution de 10% des parts aux salariés, le capital de la Tribune est réparti entre le groupe Hima (France économie régions) qui détient 66%, Hi-média (27,8%) et JCG médias (6,2%).
Marie Malaterre-Roques

Retrouvez toutes ces informations (et plus encore) dans les Clés de la presse du mardi 31 janvier 2012 dans la boutique des Clés de la presse
 
Le marché publicitaire 2011 en hausse de 5,2% selon Kantar média
 
2011 s’est finalement achevée sur une hausse de 5,2% des investissements publicitaires bruts dans les médias, à 27,8 milliards d’euros, selon le bilan établi, hier 26 janvier, par Kantar média. « C’est une année très contrastée, souligne Corinne in Albon, directrice marketing Ad intelligence de Kantar média, avec de fortes disparités dans les évolutions des secteurs et des médias. Le premier semestre s’est montré encourageant (+7,1%), notamment sur les deux premiers mois qui ont enregistré une croissance à deux chiffres, avant un net ralentissement dès le mois de juin et une fin d’année difficile, voire en retrait sur le mois de décembre ».

Une année plutôt bonne pour la télévision, la radio et Internet, moins pour la presse et l’affichage
 
- Avec une hausse de 6%, la télévision reste le média le plus investi (avec des investissements bruts de 9,4 milliards d’euros) et l’un des plus dynamiques. Sa croissance est tirée exclusivement par l’essor des chaînes de la TNT, puisque les télévisions historiques sont légèrement en recul. Quant aux recettes du parrainage, elles sont stables.

- De son côté, la radio s’en sort également très bien avec une croissance de 6,2% en valeur (à 4,2 milliards d’euros), qui s’accompagne d’une hausse de 0,8% des volumes et de 2,1% du nombre d’annonceurs. Une performance due beaucoup à un mois de septembre exceptionnel (+17,3%) qui « représente à lui seul un quart du surplus d’activités de l’année », souligne Corinne in Albon.

- Internet (Kantar média s’intéresse au display) est le dernier média à tirer son épingle du jeu, avec une hausse de 7,6% de ses recettes brutes, à 3,5 milliards d’euros, en dépit d’un nombre d’annonceurs un peu moins important qu’en 2010.

- La presse finit l’année en hausse de 3,9%, à 7,7 milliards d’euros, en dépit d’une baisse des volumes, mais avec un nombre d’annonceurs en forte hausse (+5,2%) en presse magazine.

- L’affichage, enfin, est le seul média à enregistrer une baisse (-0,6%) de ses investissements publicitaires bruts, à 2,7 milliards d’euros, en raison des difficultés du grand format (-2,1%) qui représente encore plus de la moitié du secteur.

La distribution en forte hausse, l’alimentation et les télécoms en baisse
 
L’analyse par secteur traduit également de profondes disparités : quand la mode (+29,4%), la distribution (1er secteur annonceur : +16%), les services (+9,9%) et la banque-assurance (+7,7%) ont accru leurs investissements publicitaires -« très souvent sous l’impulsion des marques de e-commerce, qui viennent challenger les marques établies et les obligent à accroître leur pression publicitaire », analyse Françoise Hernaez Fourrier, directrice du planning stratégique-, les plus gros secteurs ont levé le pied. C’est le cas par exemple de l’alimentation (-4,1%), les télécommunications (-4,4%) et, dans une moindre mesure, l’automobile (+2,9%). Un signe : si Renault reste encore le premier annonceur français (avec 366 millions d’euros), il a réduit ses investissements de 14,2%.

Des segments de presse aux évolutions très contrastées
 
L’analyse de l’évolution des familles de presse traduit également des situations très contrastées. Quand les quotidiens gratuits d’information progressent de 24%, à 1,06 milliard d’euros bruts, les quotidiens régionaux reculent, en local, de 7% à 811 millions d’euros : un retrait que ne compense pas la progression du PQR 66 (+4,3%, à 552 millions d’euros). De son côté, la presse magazine voient ses recettes brutes croître de 2,2% (à 3,2 milliards d’euros) quand ses volumes baissent de 1,2%. Car le désinvestissement des annonceurs des télécoms, de l’alimentation, de l’hygiène-beauté, de la santé et des services n’est pas compensé par la montée en puissance de la mode, de l’immobilier, de la distribution, de l’automobile et de la culture-loisirs.

De la même façon, les quotidiens nationaux progressent en valeur (+3,5%, à 1,47 milliard d’euros) mais reculent en volume (-8,2%), avec un nombre d’annonceurs stable. Là encore, les secteurs annonceurs qui progressent (dans l’ordre la banque-assurance, la mode, l’informatique, les boissons et l’industrie) ne compensent pas ceux qui baissent : les télécoms, la culture-loisirs, l’automobile, la publicité financière et les services.
Didier Falcand
 
Retrouvez toutes ces informations (et plus encore) dans les Clés de la presse du vendredi 27 janvier 2012 dans la boutique des Clés de la presse

 

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