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Les médias en plein paradoxe

C’est un drôle de constat qui a émergé le 22 novembre, à l’occasion de la journée Médias en Seine consacrée aux médias de demain. A l’heure où l’on traverse une multitude de crises, allant de la guerre en Ukraine à la guerre informationnelle et son halo de désinformation et de manipulation, en passant par les crises climatique, géopolitique, sanitaire ou économique, sans parler de la hausse des prix du papier et de l’énergie, les médias se portent plutôt bien. Ou du moins « ils commencent à aller mieux », assurait Pierre Louette, le Pdg du groupe les Echos-le Parisien, en ouverture de la conférence en présence de Sibyle Veil, la présidente de Radio France, et d’Arthur Sadoun, le président du directoire de Publicis. « C’est un paradoxe, nos trois sociétés vont bien, alors que l’on avait presque annoncé leur mort il n’y a pas si longtemps ». Comment l’expliquer ? Tout simplement parce que les médias ont des atouts dans leur manche. Décryptage en six points. + de détails

 
 
Les innovations marketing et technologiques de Milibris
Le salon de la Presse au futur va réunir, la semaine prochaine, les principaux acteurs du marché (éditeurs, prestataires, mais aussi experts en diffusion et en monétisation publicitaire) pendant deux jours (les 6 et 7 décembre) à Paris. L’occasion de se retrouver et d’échanger autour des stands, et de découvrir les nouvelles tendances et les nouvelles solutions dans le cadre des ateliers et conférences. Spécialiste du digital publishing, Milibris (entité de Cafeyn) va en profiter pour présenter son nouveau site Internet (www.milibris.com), totalement refondu en septembre, et l’une de ses dernières innovations technologiques avec le déploiement d'une nouvelle application dotée d’une nouvelle génération de liseuse numérique, que la Dépêche du midi est en train de tester. Explications. + de détails
 
 
 
Prisma média lance le compte à rebours pour le Harper’s bazaar français
L’équipe éditoriale du futur Harper’s bazaar, dont Prisma média va lancer la version française en février prochain, est en place. « Faire naître en France le premier des magazines de mode est un challenge passionnant et exaltant, souligne Matthias Gurtler, le directeur des rédactions. Pour faire vivre cette marque iconique en France, sur le print, le digital et le social, j'ai constitué une équipe reconnue pour son expertise mode, Beauté et sa créativité ». A côté d’Olivier Lalanne, rédacteur en chef, l’équipe est constituée de Franck Durand, directeur créatif, Elodie David-Touboul (mode), Paul-Arthur Jean-Marie (horlogerie-joaillerie), Julie Levoyer (beauté), Florine Delcourt (culture), Emmanuelle Paul (digital) et Mona Lheureux (social).
Avec ce lancement, Prisma média va renouer avec ce qui a fait les grands succès des années 2000 qui ont vu l’arrivée en France de grandes licences internationales comme Glamour, Grazia, GQ, Closer, AD et autre Vanity fair. Harper's bazaar sera lancé simultanément en print (sur un rythme mensuel, avec un tirage initial supérieur à 100 000 exemplaires), sur le Web, sur les réseaux sociaux et en événementiel. « Cette marque média saura faire les tendances, proposer un point de vue sur les créations, les créatrices et créateurs, et être un partenaire de l’industrie de la mode pour développer les talents et les vocations », ajoute Matthias Gurtler.

 
 
Mediapart au cœur d’une bataille judiciaire sur la liberté de la presse
La sénatrice centriste Nathalie Goulet a déposé une proposition de loi en réaction à la procédure utilisée pour interdire à Mediapart de publier de nouvelles informations sur le maire de Saint-Etienne Gaël Perdriau, après ses précédentes révélations de chantage présumé. Le texte a reçu le soutien du président de la commission de la Culture Laurent Lafon (centriste). Son article unique vise à compléter la loi du 29 juillet 1881 sur la liberté de la presse, en ajoutant qu’une publication « ne peut être interdite qu'en application d'une décision judiciaire rendue contradictoirement ». Pour Laurent Lafon, « on ne peut pas laisser la situation en l'état et ne pas protéger davantage la press », estimant que l'ordonnance sur requête rendue par le tribunal judiciaire de Paris le 18 novembre « remet en cause l’une des libertés fondamentales, la liberté de la presse. Selon la sénatrice Nathalie Goulet, avocate de profession, l'ordonnance sur requête est « une procédure classique, urgente », mais utilisée « de façon totalement inédite en matière de presse. C'est l'aspect non contradictoire qui fracasse le droit de la presse ? Cela revient à censurer a priori ». C’est d’ailleurs ce qu’avait dénoncé Mediapart le 21 novembre. « Mediapart n'était pas informé de cette procédure et l'ordonnance a été prise par une juge sans que notre journal ait pu défendre son travail et ses droits », assure son directeur de la publication, Edwy Plenel. + de détails

 
 
 
Les Eclaireuses repris par DC company
Après le Gorafi, DC company annonce le rachat des Eclaireuses, un média social à destination des femmes fondé en 2014 par Melody Madar et Chloé Sabban. « Avec l’évolution très rapide des technologies et des usages digitaux, nous sentions le besoin d’afficher de nouvelles ambitions, notamment en accélérant sur l’innovation, explique Melody Madar. Nous sommes un véritable carrefour d’audience (le pure-player revendique une communauté de plus de 7 millions de femmes sur l’ensemble des réseaux sociaux, et le site affiche plus de 2,5 millions de visites uniques mensuelles, NDLR) et la data doit être au centre de nos priorités. Nous nous retrouvons dans la vision de DC company qui souhaite enrichir le modèle économique des médias pour coller aux nouveaux usages ». Pour Geoffrey la Rocca, fondateur de DC company, l'objectif est de permettre aux Eclaireuses une meilleure exploitation des données, afin d'améliorer la qualité du contenu pour les utilisateurs, la performance des produits pour les annonceurs, de resserrer davantage le lien entre le média et sa communauté et de créer des nouveaux revenus pour continuer son développement.

 
 
Psychologies reprend l’initiative avec une nouvelle formule et un lancement
Moins de six mois après son rachat du groupe Psychologies, Reworld média lance, le 23 novembre, une nouvelle formule « plus lumineuse et plus engagée à travers un parti-pris graphique positif, plus élégant, plus vivant et un contenu éditorial structuré, clair et rythmé, annonce Stéphanie Pic, la directrice de la rédaction. A l’heure où nous commençons à écrire un chapitre de son histoire, nous avons souhaité offrir à Psycho un nouvel écrin, plus en phase avec l’esprit positif et bienveillant qui l’anime depuis tant d’années. Nous lui avons également restitué son logo emblématique, qui permettra à ses fidèles lectrices et lecteurs de l’identifier à nouveau au premier coup d’œil en kiosques ». Le groupe en profite aussi pour relifter le site Internet, que ce soit sur le fond, avec un positionnement axé sur le service et le soutien aux internautes, avec des thématiques plus dans l’actualité et davantage de conseils pratiques, comme sur la forme avec une identité visuelle plus douce. Avec cette relance, l’objectif de Reworld média est clairement d’enrayer la baisse de la diffusion France payée du mensuel, passée de 244 228 exemplaires en 2018 à 156 675 exemplaires en 2021-2022, et d’animer encore davantage une communauté de plus de 2 millions de visiteurs uniques mensuels, très présente sur les réseaux sociaux (1,7 million de fans sur Facebook, 143 000 abonnés sur Instagram).
Parallèlement, Psychologies planche sur le lancement, le 14 décembre, d’un nouveau magazine à destination des tout-petits (3-7 ans) « pour les aider à exprimer et mieux gérer leurs émotions ».

 
 
Les tendances médias 2023, selon Kantar
Comme chaque année, Kantar vient de publier ses prévisions annuelles sur l'évolution du paysage médiatique pour l'année à venir. « Nous prévoyons une année pleine de défis et d'opportunités pour le secteur des médias, explique Denis Gaucher, exécutive managing director de la division média de Kantar. Alors que la hausse mondiale des prix se répercute sur les dépenses des consommateurs et les coûts publicitaires, les données et les insights peuvent optimiser la planification des campagnes et renforcer l’efficacité des budgets ». En prenant en compte les nouvelles habitudes de visionnage, la montée des coûts médias, l'utilisation des données et des nouvelles technologies, Kantar esquisse dans son rapport de 64 pages cinq pistes de réflexion principales. Décryptage. + de détails

 
 
Le Parisien se diversifie dans la production de contenus audiovisuels
Le Parisien a annoncé, le 21 novembre, son entrée au capital de la société de production audiovisuelle StudioFact, à hauteur de 30%, les dirigeants fondateurs (Roxane Rouas-Rafowicz et Jacques Aragones) conservant le reste. Cette opération prolonge un partenariat exclusif signé en septembre 2021 qui s’est concrétisé par une dizaine de documentaires ou reportages inspirés d’enquêtes des journalistes du Parisien et diffusées sur des chaînes de télévision notamment, dont L’Affaire Athanor » sur France télévisions, ou Les mystères de l’affaire Jubillar sur RMC story. « Ce partenariat avec StudioFact nous a montré la complémentarité de nos rédactions et des équipes, explique Sophie Gourmelen, directrice générale du Parisien. Nous avons envie de nous impliquer davantage dans la production audiovisuelle, marché en pleine croissance et d’accompagner le développement de StudioFact. C’est un prolongement naturel pour le Parisien, qui enregistre de beaux résultats sur la vidéo ». Ce rapprochement permet aussi au Parisien de faire son entrée dans la production de contenus TV, un secteur en pleine croissance porté par l’explosion des besoins de plateformes en contenus premium, et d’étendre le territoire de la marque dans l’audiovisuel pour suivre l’évolution de ses lecteurs. « Cette diversification s’inscrit dans notre volonté de faire du Parisien un média référent dans le domaine des grands récits, capable de produire aussi bien pour l’écrit, le numérique (les podcasts et la vidéo en particulier), et désormais les contenus TV », ajoute Pierre Louette, Pdg du groupe les Echos-le Parisien.
 
 
366 se replonge dans les aspirations sociétales des Français
En dix ans, à raison d’une édition tous les deux ans, l’étude Françaises, Français est devenue un bon baromètre de l’évolution profonde de la société française. Le 6ème opus, présenté le 17 novembre par 366, était d’autant plus attendu que les crises s’entrechoquent de plus en plus, de la pandémie Covid à la guerre en Ukraine, en passant l’urgence climatique, les pénuries ou encore l’inflation. « Ces crises, ces révélateurs, ces catalyseurs trouvent une expression dans des signaux qui nous permettent de décrypter ce qui advient, ou pourrait advenir, souligne Stéphane Delaporte, le directeur général de 366. Les micro-tendances révélées ici ne deviendront pas toutes des tendances massives, mais elles participent à la création d’un tout qui définira notre futur et celui des marques ». Décryptage. + de détails

 
 
« Un espace démocratique comme l’UE doit disposer d’un lieu de réflexion sur le journalisme »
Les premières Assises européennes du journalisme se dérouleront du 23 au 25 novembre à Bruxelles sur le thème Être journaliste en Europe. Imaginé par l'association Journalisme & citoyenneté (qui organise déjà les Assises du journalisme de Tours depuis 2007 et celles de Tunis depuis 2018) en partenariat avec l’Institut des hautes études des communications sociales (IHECS) de Bruxelles, l’événement va réunir quelque 600 participants issus de l’ensemble des métiers de l’information pour réfléchir aux conditions d’un journalisme de qualité en Europe (mais il est aussi possible d’assister aux conférences à distance, en visio). « Ces trois jours de réflexion vont permettre aux journalistes, aux éditeurs et aux citoyens de débattre des conditions de production de l’information de qualité dont nos démocraties ont le plus grand besoin », nous explique Jérôme Bouvier, le président de Journalisme & citoyenneté. Entretien. + de détails

 
 
Le Parisien harmonise l’identité visuelle de tous ses supports
Le Parisien a lancé, le 16 novembre, une nouvelle identité visuelle pour ses quotidiens et ses suppléments. Le nouveau design s’inspire de l’identité visuelle des produits numériques, pour une convergence en matière de typographie, couleurs et éléments graphiques. La Une a aussi été reprise « pour donner une plus large place à l’image et renforcer l’impact des sujets », explique Nicolas Charbonneau, le directeur de la rédaction, qui évoque un besoin de « davantage de lisibilité, d’illustrations et d’élégance ». Ce qui passe notamment par une modernisation des illustrations et des graphiques, charte de couleurs… « Ces évolutions s’inscrivent dans un projet de développement d’une identité visuelle cohérente et impactante pour l’ensemble des supports de la marque : site, application, vidéo et journal, sous l’impulsion de Florent Guerlain, nommé au poste de directeur de création depuis juin 2022, ajoute-t-il.
 
 
 
TF1 et l’Equipe misent sur la coupe du monde de football pour bien finir l’année
Dans un contexte économique compliqué, la coupe du monde de football, qui se déroule pour la première fois en hiver (du 20 novembre au 18 décembre au Qatar), est l’occasion pour les médias de bien finir l’année 2022. L’enjeu est d’autant plus important pour TF1, détenteur des droits de diffusion en clair, et l’Equipe pour qui l’événement est traditionnellement un booster, à la fois en termes de diffusion que de recettes publicitaires. + de détails

 
 
Un léger tassement du marché publicitaire au 3ème trimestre freine le retour à l’avant-crise
Il fallait s’y attendre. Dans une conjoncture économique difficile, marquée par le retour de l’inflation, une crise énergétique, un approvisionnement délicat en matières premières et la guerre en Ukraine, le marché publicitaire a enregistré au troisième trimestre « un léger tassement », reconnaît Christine Robert, directrice déléguée de l’Irep, Malgré tout, « la dynamique des derniers mois est confortée », assure-t-elle, puisque les recettes publicitaires nettes de l’ensemble des médias ont progressé, selon le Bump, de 8,1% sur les neuf premiers mois de l’année par rapport à la même période de 2021, à 11,316 milliards d’euros (et de 12,6% vs 2019). Une croissance tirée par le digital, car les cinq médias traditionnels (la télévision, la radio, la presse, l’affichage et le cinéma) n’ont pas encore retrouvé leurs niveaux d’avant -crise (-3,5% par rapport à janvier-septembre 2019, à 4,617 milliards d’euros). + de détails

 
 
CMI France ouvre un portail people sur abonnement
Editeur de Public, France dimanche et Ici Paris, CMI France fait le pari du digital payant avec le lancement d’un portail numérique sur abonnement axé sur le people. Le groupe a réuni sur le site Public.fr les contenus de ses trois médias pour le commercialiser via un paywall (4,99 euros par mois). « Après la mise en place de paywalls sur les sites de Elle, Marianne et Franc-tireur, ce lancement s'inscrit dans notre stratégie de développement de nos offres premium, précise Jean-Philippe Siourd, le directeur digital de CMI France. Ce portail va nous permettre de toucher de nouveaux publics en capitalisant sur le rayonnement digital de marques emblématiques comme France dimanche et Ici Paris et ainsi contribuer à la diversification de nos revenus ». Les annonceurs pourront aussi bénéficier de l'image des trois marques médias sur un seul portail, avec une couverture thématique plus généraliste et féminine, que ce soit en display ou via des opérations spéciales.
 
 
 
Le Figaro s’associe au Parisien pour créer une alternative à Diverto
Le lancement, le 6 janvier, de Diverto sonne le glas de TV magazine, mais son éditeur, le groupe Figaro, en profite pour créer son propre supplément magazine TV. Diffusé dès début 2023 au sein de l’offre week-end du Figaro (le quotidien, le Figaro magazine, Madame Figaro) le vendredi et le samedi, le Figaro TV magazine sera également distribué avec le Parisien (sous le nom du Parisien TV magazine) dans son édition du vendredi.
Placé sous l’autorité de François Aubel, actuel rédacteur en chef culture-télé au Figaro, la rédaction bimédia (qui travaillera à la fois sur le magazine et le site) s’intéressera, avec l’appui de toutes les expertises de la rédaction du Figaro, à la télévision, mais plus largement aux écrans, en tenant compte notamment de l’extraordinaire développement des plateformes et de la SVOD. Grâce à une couverture complète des programmes et de l’actualité de la télévision, il jouera un rôle de prescripteur, afin d’aider les téléspectateurs à mieux se repérer dans le foisonnement des programmes linéaires et ceux des plateformes. « Le Figaro connait l’intérêt et l’attachement de ses lecteurs à une information de qualité sur la télévision et ses programmes, souligne son directeur général, Marc Feuillée. Le nouveau le Figaro TV magazine saura aussi répondre avec efficacité aux nouveaux modes de consommation de la télévision ».
Logiquement, c’est la régie du groupe (Media.figaro) qui prendra en charge la commercialisation au niveau national du magazine. De son côté, la régie les Echos-le Parisien médias s’occupera de la commercialisation de son édition sur la zone Ile-de-France et Oise. « Avec une diffusion de 530 000 exemplaires chaque semaine, le Figaro TV magazine se placera dans le top 5 des titres de la presse TV », tient à préciser la régie (loin derrière Diverto, mais à une encâblure de Télé 7 jours, Télé Z, TV grandes chaînes et Télé star).

 
 
 
Les Echos-le Parisien profite de la Cop 27 pour accélérer sur les sujets environnementaux
A l’instar de nombreux médias, l’organisation, jusqu’au 18 novembre en Egypte, de la Cop 27 est l’occasion pour le groupe les Echos-le Parisien d’accélérer ses actions en faveur de l’environnement. Son plan repose bien sûr sur une couverture renforcée des sujets environnementaux, « comme le démontre notre dispositif à l’occasion de la Cop 27 », souligne son Pdg, Pierre Louette, mais aussi sur la mise en place d’un programme de formation destiné à l’ensemble de ses collaborateurs et sur le déploiement d’une stratégie de décarbonation du groupe. + de détails

 
 
Les abonnés de Canal+ ont de nouveau accès aux chaînes du groupe TF1
A quelques jours de l’ouverture de la coupe du monde de football, TF1 et Canal+ ont annoncé, le 4 novembre, avoir signé « un accord qui renouvelle sur le long terme, à partir de lundi 7 novembre, la distribution de toutes les chaînes TNT du groupe TF1 (TF1, TMC, TFX, TF1 séries films et LCI), ainsi que leurs services de rattrapage ». Canal+ avait cessé début septembre leur diffusion en raison d’un désaccord financier. Pendant deux mois, les deux groupes se sont rejeté la responsabilité d'un conflit mené jusqu'aux tribunaux. Finalement, les deux groupes se sont mis d’accord sans en préciser les modalités.

 
  
Zepros poursuit sa stratégie avec un nouveau média et de nouveaux événements
Le groupe Zepros continue de dérouler sa feuille de route avec le lancement, le 7 novembre, d’un nouveau média dédié aux pros du zinc, et la création, dans les mois qui viennent, de nouveaux événements. « Notre croissance à deux chiffres est portée par les activités de diversification, nous explique Bruno Zaro, directeur délégué marketing et développement chez Zepros. Mais cela ne nous interdit pas de créer de nouveaux titres pour répondre aux demandes des professionnels de certaines filières ». C’est le cas avec Bars & comptoirs, qui vient compléter l’offre du groupe dans la restauration. Décryptage. + de détails

 
 
Le Dauphiné libéré reprend un média grenoblois qui valorise les acteurs locaux
Le Dauphiné libéré a annoncé, le 28 octobre, dans ses colonnes, le rachat du média local grenoblois les Mondaines. Contrairement à ce que peut laisser penser son titre, ce pure-player se positionne comme « un média généraliste, créé en 2012, qui valorise les acteurs locaux, avec un ADN qui met en valeur le beau, le bon et le bien », explique sa fondatrice, Noémie Martinelli, dans une vidéo. Pour Christophe Victor, le directeur général du quotidien du groupe Ebra, cette acquisition est aussi l’occasion d’aller à la conquête de cibles plus jeunes et féminines. « Les Mondaines, c’est une communauté extrêmement engagée sur l’agglomération grenobloise, très féminine et très jeune dont la complémentarité avec un média un peu plus institutionnel et aussi un peu plus vieux me semble très évidente ». Cela pourrait prendre la forme de synergies s’appuyant sur la ligne éditoriale des Mondaines, « centrée sur l’art de vivre et les talents de tous ceux qui font rayonner le territoire ». Autre piste envisagée, une page les Mondaines sera introduite dans les éditions du week-end de Grenoble et des liens seront organisés entre les sites et réseaux sociaux des deux médias. De même, le site devrait s’étendre rapidement à la Savoie et la Haute-Savoie.
 
 
 
Télé 7 jours revoit sa formule
La presse de télévision et de divertissement ne cesse d’évoluer. A quelques semaines de l’arrivée de Diverto en lieu et place de TV magazine, Télé 7 jours lance, le 31 octobre, une nouvelle formule marquée par une nouvelle charte graphique et une plus large place accordée aux programmes des plateformes de streaming. « C’est l’une des principales évolutions de la consommation écrans des Français, nous devions en tenir compte, nous explique son directeur de la rédaction, Jérémy Parayre, dans un entretien aux Clés de la presse. Notre dernier gros changement de formule datait de début 2018, il était temps d’évoluer à nouveau ». Explications. + de détails

 
 
 
 
CMI France relance City magazine international
CMI France, éditeur de Elle, Télé 7 jours ou encore Franc-tireur, poursuit son développement en relançant le 3 novembre une marque culte des années 1980, City magazine international, un magazine lifestyle dédié à la culture urbaine et à la vitalité créative et artistique des villes à travers le monde. Le premier numéro de ce bimestriel, réalisé en version bilingue, sera diffusé à 80 000 exemplaires dans une sélection de kiosques des grandes villes de France et du monde (New York, Los Angeles, Tokyo, Londres, Milan, Tel Aviv), et mettra en lumière les personnalités qui participent à réinventer les villes en relevant tous les défis, écologiques et sociétaux, du moment. « Relancer City est un projet très enthousiasmant qui s'inscrit totalement dans notre stratégie de développement, assure Valérie Salomon, la présidente du directoire de CMI France. Cette marque culte, dédiée à l'effervescence des villes est très complémentaire de notre portefeuille et nous permet de rayonner à international ». Son modèle économique ne repose d’ailleurs pas que sur le print, elle s’appuie aussi sur un compte Instagram et une communauté de contributeurs « amoureux des villes, influents, épicuriens, cultivés et cosmopolites ». Une déclinaison Web3 est d’ores et déjà prévue pour 2023.

 
 
Quelques pistes pour imaginer une véritable politique française et européenne des métavers
La France devrait se doter d’un institut français pour le métavers estiment les auteurs d’un rapport exploratoire sur le développement des métavers commandé par Rima Abdul Malak, ministre de la Culture, et Jean-Noël Barrot, ministre délégué chargé de la Transition numérique et des télécommunications. Ce texte recommande de créer un institut de recherche et coordination, sur le modèle de l'Ircam, qui allie création musicale et recherche scientifique. « Il serait à la fois un laboratoire de recherche en informatique dédié aux arts immersifs, un lieu de coordination entre chercheurs et artistes pour la création d'œuvres immersives innovantes dans les métavers et un comptoir d'expertise », précisent Camille François, chercheuse et directrice d'une société de pointe en réalité augmentée, Adrien Basdevant, avocat spécialisé et membre du Conseil national du numérique, et Rémi Ronfard, directeur recherche Inria (les auteurs du rapport). Plus globalement, ces derniers appellent à la définition d’une véritable politique française et européenne des métavers, et propose une dizaine de leviers d’actions. Décryptage. + de détails
 
 
 
Les Echos accélère encore sur le numérique
Après avoir fait évoluer l’an dernier son application mobile, les Echos lance de nouvelles innovations numériques, comme la possibilité, sur le site comme sur l’application, de choisir un mode sombre, clair ou automatique pour reposer les yeux et la batterie du device, ou la création sur le site d’une nouvelle catégorie d’articles réservés uniquement aux inscrits pour permettre aux lecteurs qui ne sont pas encore abonnés de découvrir la qualité éditoriale du journal. « Nous avons l’ambition de toujours donner un temps d’avance à celles et ceux qui sont en position de créer, de décider et d’agir, estime Bérénice Lajouanie, la directrice générale des Echos. Pour ce faire, nous devons leur proposer l’excellence sur le numérique, c’est-à-dire le meilleur de l’information pour les décideurs et une expérience utilisateur best in class ». Et ça marche puisque les revenus numériques des Echos ont passé le seuil symbolique des 50% et que les abonnements et ventes numériques représentent désormais plus de 70% de la diffusion totale du titre (près de 75 000 exemplaires pour une diffusion France payée de 137 931 exemplaires selon l'ACPM). Et ce n’est pas fini : dans les prochains mois, de nouvelles fonctionnalités et de nouveaux services seront proposés afin d'améliorer toujours plus l’expérience numérique de la marque.

 
 
« Le modèle économique d’Otaku manga repose sur l’abonnement »
Editeur de Geek junior, Christophe Coquis s’attaque à un nouveau marché, toujours pour les jeunes de 10 à 15 ans, avec le lancement, mi-novembre, d’Otaku manga. « Etonnamment, il n’existe pas de magazine spécifique sur les mangas adapté à cette cible ados, avec une proposition de lecture spécifique pour cet âge, et un éclairage sur la culture maga, nous explique-t-il. C’est un pari éditorial, mais les premiers retours, émanant de nos partenaires des collèges (les centres de documentation déjà abonnés à Geek junior, NDLR) comme de l’opération de financement participatif sur Ulule, montrent que le potentiel est là ». Entretien. + de détails
 
 
 
Pourquoi le JDD se dote d’un magazine mensuel littéraire et d’enquêtes
Les lecteurs du Journal du dimanche vont avoir droit ce week-end à un surcroît de lecture, puisque l’hebdomadaire sera désormais vendu, une fois par mois, avec un nouveau titre. JDD magazine se positionne comme « un magazine littéraire et d’enquête mensuel d’un nouveau genre », nous explique Stéphane Albouy, ex-directeur des rédactions du Parisien-Aujourd'hui en France, qui a rejoint le JDD en mai dernier pour imaginer et créer ce nouveau titre. « Je suis parti d’une feuille blanche, en me demandant quelle thématique aborder pour proposer une extension de marque sans empiéter sur ce qui fait la force du Journal du dimanche ». Et c’est la littérature qui s’est imposée comme une évidence, car « le livre est devenu ces dernières années, surtout après le Covid, un point de cristallisation de l’évolution de notre société ». Explications. + de détails

 
 
Reworld s’apprête à reprendre les marques Grazia et Icon dans le monde
Reworld média a annoncé, le 20 octobre, avoir signé une offre d’achat au profit du groupe Mondadori pour l’acquisition des marques Grazia et Icon dans le monde, incluant leurs activités médias en Italie (print et digital). Grazia est actuellement présente dans 21 pays.

 
 
Magna revoit ses prévisions publicitaires à la baisse pour la fin de l’année
IPG médiabrands revoit à la baisse ses prévisions sur les tendances du marché publicitaire en France pour les années 2022 et 2023. Selon son étude Magna, la croissance affichée au premier semestre (+15%) ne se poursuivra pas. Au contraire, le dernier trimestre 2022 devrait être marqué par un fort ralentissement de la croissance, ramenant la prévision annuelle initiale de 7,3% à 5,8% par rapport à 2021, « sous les effets cumulés d’une crise des matières premières et, plus récemment, d’un début de baisse de la confiance et de la consommation des ménages, prenant de plein fouet la forte hausse des prix consécutive à la guerre en Ukraine ». Pour 2023, Magna prédit un ralentissement de la croissance « au moins pendant tout le premier semestre », et révise donc sa prévision de croissance à 5,6% (contre 8% initialement). Sans surprise, ce sont les médias traditionnels qui seront les plus impactés par ce ralentissement. Selon Magna, les recettes publicitaires des médias traditionnels augmenteront de 4,5% en 2022. + de détails

Google lance News showcase en France avec 130 publications partenaires
Google a lancé, le 20 octobre, son nouveau service News showcase qui doit permettre à la presse « d’avoir plus d’options pour diffuser l’actualité et rediriger leurs lecteurs vers les articles complets sur leurs sites Internet, souligne Sébastien Missoffe, VP et directeur général de Google France. Les éditeurs peuvent ainsi renforcer les liens avec leurs audiences tout en disposant d’un contrôle plus direct sur leur présentation et leur image de marque ». News showcase comme d’emblée avec une offre étendue grâce à des partenariats avec plus de 65 éditeurs représentant plus de 130 publications, dont 20 minutes, le Figaro, la dépêche, le Parisien ou le groupe Ebra. « News showcase va offrir une visibilité supplémentaire aux marques d’information et mettra en valeur la qualité et la richesse des contenus produits par nos rédactions », estime par exemple Marc Feuillée, le directeur général du groupe Figaro. « C'est l'opportunité pour nous, éditeurs de presse d'actualité, de faire valoir la profondeur de nos contenus dans un environnement réellement adapté à l’information de qualité », ajoute Jean-Nicolas Baylet, le directeur général du groupe Dépêche du midi. En contrepartie, les éditeurs sont rémunérés pour qu’ils donnent aux lecteurs l’accès à une quantité limitée de leur contenu payant. Les lecteurs ont ainsi un aperçu des articles auxquels ils n’auraient normalement pas eu accès, ce qui leur permet d’en savoir plus sur le journal concerné et éventuellement de s’y abonner.

 
 
Valérie Toranian à la direction de la rédaction du Point
Fragilisé par les fausses accusations publiées par le Point à l’encontre des députés insoumis Raquel Garrido et Alexis Corbière, Sébastien le Fol va quitter la direction de la rédaction du news « dans quelques semaines » et sera remplacé par Valérie Toranian, ancienne directrice de la rédaction de Elle, actuellement directrice de la Revue des deux mondes. « Valérie Toranian est une formidable directrice de rédaction, comme en témoignent ses succès chez Elle et à la Revue des deux mondes, souligne Etienne Gernelle, le directeur du Point, dans un communiqué. Elle portera, avec l’ensemble de la rédaction et des équipes du journal, les (grandes) ambitions du Point ».
 
 
 
La création de Diverto va entraîner la disparition de TV magazine
Le lancement, le 6 janvier prochain, de Diverto, ce « nouveau média d'information global consacré au divertissement, incluant la télévision, mais aussi les autres écrans et la pop culture », pour reprendre l’expression d'Antoine Daccord, son directeur général, qui sera diffusé par 53 des 55 quotidiens régionaux français, va entraîner la disparition de TV magazine, comme nous l’avions laissé entendre dans les Clés de la presse du 28 juin dernier. C’est Marc Feuillée, le directeur général du groupe Figaro, l’éditeur de TV magazine, qui l’a confirmé le 15 octobre à l’AFP. « On va arrêter de publier à la fin de l’année le TV magazine tel qu'on le connaissait, comme supplément des quotidiens régionaux », a-t-il indiqué à l’adresse des 14 salariés du titre dans une lettre interne. Un plan de sauvegarde de l'emploi (PSE) va être lancé et « on va offrir un certain nombre de postes au reclassement » au sein de la société le Figaro, a-t-il précisé. Le Figaro va également s'associer au Parisien pour lancer un nouveau supplément TV diffusé le week-end, a-t-il ajouté.

 
 
Comment Snapchat accélère sa conquête du marché publicitaire
Après avoir largement étoffé, ces deux dernières années, l’offre éditoriale de Discover, Snapchat France accélère sa commercialisation publicitaire en permettant aux agences et aux annonceurs de cibler un contexte de diffusion au sein de trois thématiques : le sport, la beauté et la cuisine, qui attirent chacune au moins 5 millions de visiteurs uniques mensuels (au deuxième trimestre 2022). « Avec 27 millions d’utilisateurs mensuels, dont 19 millions de façon quotidienne (soit 1 million d’utilisateurs de plus en un an, NDLR), Snapchat est aujourd’hui la troisième plateforme en France, souligne Grégory Gazagne, le nouveau directeur général Snap inc France. Et, contrairement à ce que l’on peut penser, si nous touchons 90% des 15-24 ans, 60% de notre audience a plus de 25 ans et l’âge moyen est de 35 ans ». Décryptage. + de détails

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Les Clés de la presse lance son Club, un cycle de conférences-débat centré sur les innovations dans la presse et les médias. Destinées aux professionnels du secteur, ces rencontres ont pour but de les aider dans l’élaboration et la mise en œuvre de projets de développement, en matière éditoriale, digitale, locale, marketing et commerciale, mais aussi dans leurs stratégies de diffusion.

Pour la saison 2022-2023, cinq rencontres seront programmées
 
- Le club de l’innovation éditoriale le vendredi 16 septembre
- Le club de l’innovation locale en décembre
- Le club de l’innovation digitale en février 2023
- Le club de l’innovation diffusion en avril 2023
- Le club de l’innovation marketing et commerciale en juin 2023.

Le Club de l’innovation éditoriale
Les 18 derniers mois ont été marqués par un grand nombre de lancements et d’innovation éditoriale, dans les secteurs et les univers les plus variés. Cette première rencontre a pour but de montrer l’étendue du phénomène, et de décrypter comment les éditeurs préparent et réalisent ces lancements, sur le plan éditorial, mais aussi commercial, marketing, ou encore de la diffusion.

 
 
La matinée du vendredi 16 septembre se déroulera en quatre temps

L’ouverture (9 heures)
Les tendances des lancements 2021-2022, par Didier Falcand, éditeur des Clés de la presse.

La table ronde (9h15)
Animée par Didier Falcand, elle va réunir trois éditeurs, dont Sébastien Petit, CEO et président de Burda bleu, et Nelson Burton, président du groupe Au cœur des villes.

            
 
 
 Le regard des experts (10 heures)

L’expert diffusion
Jean-Marc Teboul, directeur commercial de MLP, apportera son expertise sur la façon de préparer un lancement dans le réseau de distribution presse, avec la check-list des choses à ne pas oublier.

 
  
L’expert publicitaire
Jérôme Blaise, directeur du département publishing de Publicis média, apportera son expertise publicitaire, avec les attentes des agences et des annonceurs vis-à-vis de la presse et des innovations éditoriales.

 
 
Questions-réponses et networking (10h40)

Les modalités pratiques
Le club de l’innovation éditoriale a lieu à Paris le vendredi 16 septembre de 9 à 11 heures. L’accès est réservé aux personnes qui ont payé leur inscription.

Les prix à la carte
Trois options sont proposées pour s’inscrire
 
- L’une des 5 conférences, au tarif de 59 euros
- Trois des 5 conférences, au tarif de 143 euros
- Les 5 conférences, au tarif de 199 euros.
 
 

 
  

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