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A la Une

Une partie de la rédaction de Ouest France en grève

Comme nous l’avions souligné dans les Clés de la presse du 14 septembre, les salariés de Ouest France ont été surpris par le plan de réorganisation qui leur a présenté par la direction. Et ils n’ont pas tardé à réagir : les réactions se sont multipliées tout le week-end sur les réseaux sociaux, de la part des salariés du groupes, d’acteurs de la presse quotidienne régionale, mais aussi d’hommes politiques locaux, sur fond d’appel à la grève de l’intersyndicale (CFDT, SNJ, CGT, CFE-CGC). Et le mouvement a été très suivi dans un groupe de presse peu habitué à afficher ses débats sur la place publique. Quelque 200 journalistes grévistes se sont rassemblés, le 17 septembre, devant le siège du quotidien, à Rennes, venus des rédactions locales, et rejoints par leurs cousins du Maine libre, du Courrier de l'ouest et de Presse océan. « C'est un mouvement historique, c'est très rare que la rédaction de Ouest-France se mette en grève, il n'y a pas eu de mouvement spontané depuis vingt ans », a déclaré à l'AFP Isabelle Bordes, déléguée syndicale CFDT. « Nous avons besoin de nous réorganiser pour éviter demain d'avoir à licencier, a répondu François-Xavier Lefranc, le rédacteur en chef de Ouest-France, interrogé par l'AFP. Toutes les diffusions papier baissent alors que les modèles économiques sont basés sur le papier, comment on fait demain ? ». Le dialogue, amorcé hier entre syndicats et direction, a déjà tourné au bras de fer. + de détails
 
 
 
Droit voisin : une avancée qui doit être confirmée
Les réactions des éditeurs de presse ont été unanimes après le vote, le 12 septembre, de la directive européenne sur les droits d’auteur. « L’ensemble de la presse française, représentée par la FFAP, la FNPS, le SPHR, le SEPM, le SPQN et l’Upreg, se félicite du vote en faveur du projet de directive sur le droit d’auteur par le Parlement européen et de la création d’un droit voisin pour les éditeurs et agences de presse, ont-ils rappelé dans un communiqué commun. Par ce vote sans ambigüité (438 voix pour, 226 contre et 39 abstentions), les députés européens ont confirmé l’attachement de l’Europe à la liberté de l’information et à la diversité culturelle ». Il faut dire que l’optimisme était loin d’être de mise quelques heures plus tôt (cf. les Clés de la presse du 11 septembre). + de détails
 
 
 
La presse agricole part en campagne
Le Syndicat national de la presse agricole et rurale s’apprête à lancer une grande campagne pour s’affirmer comme « le média connecté à la terre ». Son objectif est de montrer au grand public comme aux pouvoirs publics que cette forme de presse, qui regroupe près de 150 publications nationales, régionales et départementales, est présente sur l’ensemble du territoire, avec des contenus de qualité, qu’elle est « crédible et fiable, et contribue aux besoins de formation de ses lecteurs ». Le concept de la campagne repose sur l’utilisation des mots et des codes de l’univers digital pour démontrer que la presse papier dans le monde agricole bénéficie de belles perspectives et que le digital surfe sur les mêmes caractéristiques, comme la géolocalisation et les communautés. Le lancement de la campagne est prévu entre le 24 et le 29 septembre dans la presse départementale et début octobre dans la presse nationale et cynégétique. Son déploiement se poursuivra jusqu’à la fin de l’année 2018. La diffusion de courtes vidéos a d’ores et déjà commencé sur les réseaux sociaux. + de détails

Une femme à la rédaction en chef de la Montagne
Pure produit du groupe Centre France-la Montagne, dans laquelle elle a fait toute sa carrière depuis 1994, Sandrine Thomas est nommée rédactrice en chef de la Montagne et adjointe de Olivier Bonnichon, directeur de la coordination éditoriale du groupe Centre France. Jusque-là manager de la mutation éditoriale du groupe, elle animera les équipes éditoriales et la production multisupports, en s’appuyant sur deux rédacteurs en chef adjoints (Roland Seguy et Bernard Stéphan), et poursuivra la transformation du travail des équipes éditoriales du groupe. Elle assurera le management des contenus communs pour l’ensemble des titres quotidiens et poursuivra le pilotage des projets ou équipes spécifiques, comme l’agence Centre France info région qui assure la correspondance pour les médias nationaux dont TF1 et LCI.

 
 
 
Radio classique renouvelle sa grille et investit sur les podcasts
Les habitués de Radio classique ont dû s’habituer à de nouvelles voix depuis le 27 août avec l’arrivée sur l’antenne de Franck Ferrand (à 9 heures et 14 heures), Laurence Ferrari (de 12 à 14 heures) et de Pauline Lambert (de 14h30 à 17 heures). « Mais le mix entre l’information à valeur ajoutée et la grande musique classique, qui constitue l’ADN de la marque depuis 35 ans, reste le même », affirme Jean-Francis Pécresse, le directeur de la radio du groupe les Echos-le Parisien. Comme le montre sa nouvelle signature (Radio classique, et votre journée devient plus belle), la station veut s’imposer comme « la radio du bien-être » et « a vocation à devenir la radio du quotidien », poursuit-il. Pas d’objectif d’audience à proprement parler, car le groupe est déjà satisfait du million d’auditeurs/jour, dont 400 000 sur la matinale, pour seulement 89 émetteurs, mais une progression serait aussi facilitée par l’obtention d’émetteurs supplémentaires : l’une des demandes récurrentes de la direction de Radio classique.
 
La presse joue la carte de l’unité pour l’instauration de nouveaux droits voisins
A quelques heures du vote, le 12 septembre, au Parlement européen, de la directive sur le droit d’auteur dans le marché unique numérique, c’est l’heure de la mobilisation. Plus de 200 personnalités, dont des artistes, des politiques (notamment Françoise Nyssen, ministre de la Culture) et des médias (l’AFP, TF1, France télévisions et Radio France) ont ainsi signé, dans le Journal du dimanche du 9 septembre, une tribune appelant les députés européens à approuver le projet de réforme combattu avec force (et des moyens considérables) par les Gafa. Le 10 septembre, ce sont les éditeurs de presse qui ont abordé, lors d’une table ronde organisée par les Echos-le Parisien, « la bataille pour les droits voisins » (le titre de la conférence), en montrant un front uni. + de détails

« Le grand format est un frein au développement de Paris-turf »
Après l’Equipe et le Républicain lorrain, Paris-turf s’apprête à abandonner le format broadsheet pour passer au tabloïd. Un choix technique qui nécessite d’être soumis aux avis de ses lecteurs, estime-ton au sein du groupe Turf éditions. « C’est pourquoi nous allons tester l’idée, le 14 septembre, en publiant exceptionnellement le journal au format tabloïd », nous explique son Pdg, Philippe Abreu, qui attend avec impatience le verdict des lecteurs. + de détails

 
 
 
L’Equipe, le Figaro, les Echos et le Monde maintiennent leur diffusion selon l’ACPM
La presse quotidienne nationale avait connu une bonne année 2017 sur le plan de la diffusion, grâce à une forte actualité. Pour plusieurs titres, la tendance se poursuit depuis le début de l’année 2018. Selon les déclarations déposées mensuelles (DDM) que vient de publier l’ACPM pour la période janvier-juillet, quatre d’entre eux parviennent à tirer leur épingle du jeu. La palme revient à l’Equipe qui, dopé par une actualité sportive très dense, en particulier la coupe du monde de football, enregistre sur la période une progression de sa diffusion France payée de 10,22% (par rapport à janvier-juillet 2017), à 252 176 exemplaires. De leur côté, le Figaro (+0,69%, à 310 819 exemplaires), les Echos (+0,26%, à 129 049 exemplaires) et le Monde (-0,35%, à 284 023 exemplaires) s’en sortent également plutôt bien. En revanche, la situation est plus difficile pour la Croix (-3,8%, à 88 322 exemplaires), Aujourd’hui en France (-10,99%, à 108 606 exemplaires) et Libération (-14,08%, à 66 943 exemplaires).

Mondadori propose aux agences et aux annonceurs de s’engager sur un an
Mondadori mediaconnect, la régie publicitaire du groupe Mondadori, lance une nouvelle offre commerciale, le Grand abonnement, visant à inciter les agences et les annonceurs à s’engager dans la durée. « Il s’agit d’une nouvelle manière de commercialiser le média, nous explique Cécile Chambaudrie, directrice exécutive de la régie, pour remettre en lumière toutes les qualités médiaplanning de la presse magazine : la contextualisation, la répétition et la longue traîne. La souscription est utilisée par de plus en plus d’industries de divertissement, comme la téléphonie, la télévision ou la musique. Pourquoi pas la presse ? » + de détails

 
 
 
Europe 1 mise aussi sur les nouveaux formats radio
La présentation, le 6 septembre, de la nouvelle grille d’Europe 1 n’a pas été le lieu de révélations, le dispositif étant à l’antenne depuis le 27 août, mais elle a été l’occasion, pour son nouveau vice-Pdg, Laurent Guimier, d’expliquer son projet, avec « moins d’émissions, moins de chroniqueurs, des concepts clairs et de nouveaux formats d’infos ». Il a aussi rappelé les fondamentaux de la station : la confiance, la curiosité (découverte), le divertissement et la conversation. « Le cœur du projet réside dans nos retrouvailles avec nos auditeurs, avec qui nous allons dialoguer tout au long de la journée », explique-t-il, en rappelant que c’était la spécificité d’Europe 1 depuis sa création en 1955… même si d’autres stations (RTL, RMC) en font aussi une priorité. Mais pas question de fixer officiellement d’objectifs d’audience : « l’urgence est d’abord de repositionner Europe 1 dans son lit, répond-il. De nombreux auditeurs nous ont quitté depuis cinq ans, mais ils ne sont pas très loin. A nous de les faire revenir ». + de détails

 
 
Marmiton cherche la bonne recette pour renouer avec la croissance
Marmiton n’avait guère changé depuis son lancement il y a huit ans. « Ce n’était pas une priorité tant que nous étions en croissance », nous explique son éditrice, Stéphanie Hauville. Mais les temps sont plus durs depuis quelques mois. C’est pourquoi le magazine bimestriel, lancé au sein d’Aufeminin.com, désormais dans le giron du groupe TF1, propose le 6 septembre une nouvelle formule. « Nous nous étions peut-être éloigné des préoccupations de notre cœur de lectorat, assez provincial, et en quête de recettes pour une cuisine au quotidien », précise-t-elle. Marmiton revient donc à ses fondamentaux, « avec une cuisine conviviale, facile, pratique et accessible, pour un lectorat familial qui recherche des aliments bons, sains et variés ». Toujours pas de chef étoilé, mais une prise en compte des nouvelles tendances de la cuisine (bio, végétarien), et une maquette plus flashy, plus lisible, avec une couverture revisitée pour séduire à la fois les anciens lecteurs qui décroché et de nouveaux lecteurs qui connaissent la marque sur le Web, mais pas la version papier. « Ce qui nous laisse un gros potentiel de développement », avoue Stéphanie Hauville. + de détails

Pourquoi BRA tendances restauration se modernise
Le dernier lifting de BRA tendances restauration, magazine professionnel qui a fêté ses 40 ans l’hiver dernier, remontait à 2014. Le numéro d’août/septembre présente une nouvelle mise en page qui correspond aux attentes des lecteurs formulées dans une enquête de lectorat. Explications avec on rédacteur en chef, Anthony Thiriet. + de détails

 
 
 
Comment Télé loisirs cherche à sortir de la dépendance TV
Comme nous n’avions révélé dans les Clés de la presse du 31 août, Télé loisirs a publié, le 3 septembre, une nouvelle formule marquée par une maquette plus épurée et, surtout, le lancement d’un nouveau supplément de quatre pages consacré aux séries, au cinéma et à la pop culture. Baptisé TL, « c’est le cousin de Télé loisirs qui va nous permettre d’ouvrir en grand les écrans de l’entertainment », nous explique Thierry Masclot, le rédacteur en chef de la newsroom TV de Prisma média. L’objectif est de montrer que la marque Télé loisirs ne se limite pas à la télévision, mais aborde toutes les thématiques de l’entertainment ». Au-delà des sujets, ce supplément permet aussi de tester un nouveau ton, beaucoup plus libre et impertinent, qui doit devenir le quotidien de la petite centaine de journalistes de la rédaction. « Aujourd’hui, le magazine et ses supports numériques doivent permettre à nos lecteurs de regarder, de vibrer, de partager, d’être connectés à leurs envies », poursuit-il. + de détails

Natacha Polony à la tête de Marianne
C’est Natacha Polony, journaliste au Figaro et chroniqueuse TV, qui succède à Renaud Dély à la direction de la rédaction de Marianne. La décision a été prise par le nouveau propriétaire, Daniel Kretinsky, qui continue de négocier l’achat des activités presse de Lagardère (à l’exception du JDD et de Paris match). Natacha Polony arrive dans une rédaction engagée dans une démarche de de virage vers le numérique. L'actuelle rédactrice en chef de Marianne.net, Delphine Legouté, responsable du site depuis 2015, est d’ailleurs nommée directrice de la transition numérique de Marianne. Elle est chargée de « la mise en place d'une organisation bimédia et l'accélération de ses développements numériques », précise un communiqué du journal. La rédaction voit aussi l’arrivée de de Laurent Valdiguié, ancien du JDD et d’Ebdo, au poste de grand reporter.
 
 
 
Guillaume Dubois limogé de l’Express
La nouvelle, révélée par les Echos le 31 août, a surpris tout le monde, y compris en interne. Guillaume Dubois, directeur général de l’Express depuis près de deux ans, a été débarqué par sa maison mère, le groupe Altice-SFR, moins de trois mois après la relance du titre, marquée par une priorité donnée au digital et le choix d’une stratégie numérique payante. Malheureusement, les résultats n’ont pas suivi et Guillaume Dubois, pourtant réputé proche d’Alain Weill, le patron de SFR, n’y a pas résisté. Son successeur, qui devrait être connu dans quelques semaines, devrait reprendre le parti-pris éditorial engagé avec le rapprochement entre papier et Web, le lancement d'éditions numériques quotidiennes et la mise en place d'un accès payant, mais il devra surtout réussir à relancer la diffusion du news magazine, passée de 420 000 exemplaires en 2013 à 274 507 exemplaires au premier trimestre, et dynamiser la marque sur le plan publicitaire, tout en réduisant le déficit (5 millions d’euros en 2017).
 
 
 
Encore plus d’événements en direct sur la chaîne l’Equipe
Cette saison, la chaîne l’Equipe conserve sa stratégie, lancée il y a trois ans, de développement du nombre de retransmissions sportives en direct. « Il n’y a pas de raison de changer, estime son directeur, Arnaud de Courcelles, puisque l’audience a progressé de 83% entre 2015 et 2017, et que nous sommes autour de 1,25% de part d’audience depuis le début de l’année ». Après s’être imposé comme la chaîne du biathlon et du cyclisme (avec la diffusion de 150 jours de course par an) ou encore des rallyes automobiles (parmi la quarantaine de sports diffusés en direct chaque année), l’Equipe s’attaque cette saison au ballon rond « avec une offre spectaculaire de football international qui va nous faire changer de dimension », poursuit-il. Avec les droits (acquis l’an dernier) de la nouvelle Ligue des nations, puis des éliminatoires à l’Euro 2020 et à la coupe du monde 2022, l’Equipe va proposer dans les mois à venir, en clair, des centaines de matches. + de détails

Flow revoit sa formule
Un peu plus de trois ans après son lancement, Flow a procédé, le 30 août, à une sérieuse mutation avec une nouvelle formule sur laquelle mise Prisma média pour « renforcer l’ancrage dans ses valeurs : authenticité, créativité et bienveillance ». Décidé à donner les clés « pour permettre à ses lecteurs de vivre en harmonie dans un monde qui bouge », le magazine se réorganise autour de quatre parties (le temps, les gens, les images et la vie) avec de nouvelles rubriques. « Parce que la vie est en perpétuelle évolution, chez Flow, nous préférons les avancées tranquilles, le vent dans les voiles et les flots ondulants, plutôt que les changements de cap intempestifs », explique Cécile Abdesselam, rédactrice en chef adjointe. Au passage, le groupe espère redonner un coup de fouet à la diffusion France payée, en recul de 7%l’an dernier, à 75 182 exemplaires. Sur la forme, Flow renouvelle également sa maquette avec un nouvel univers graphique fort faisant la part belle aux images et aux illustrations.

Milan presse lance deux nouveaux magazines pour les 8-12 ans
La rentrée est dynamique chez Milan presse. Deux nouveaux mensuels, Curionautes et Mordelire, ont débarqué dans les kiosques ces jours-ci. Ils viennent compléter une offre encore lacunaire pour les 8-12ans. « Cela reste exceptionnel pour nous d’en sortir deux à la rentrée, affirme Agnès Cathala, directrice éditoriale Eveil-lecture du groupe. Il y avait deux grands sujets sur lesquels nous n’étions pas du tout : la science et la lecture. Nous avons mûri ces sorties. » Les deux mensuels sont destinés à la même tranche d’âge, les 8-12 ans. + de détails

 
 
 
Cosmopolitan joue la carte Snapchat
Présent depuis septembre 2016 sur Snapchat et son format Discover, Cosmopolitan (groupe Marie Claire) proposera le 5 novembre un numéro print « 100% snappable ». De la première à la quatrième de couverture, en passant par l’édito, ce magazine se voudra 100% interactif, à travers des « snapcodes » disséminés un peu partout pour « découvrir l’envers du décor tandis que des offres publicitaires exclusives et des solutions de brand content sont proposées aux marques partenaires et aux annonceurs, précise Elodie Bretaudeau-Fonteilles, directrice exécutive de GMC média, la régie publicitaire du groupe Marie Claire. Nous allons créer des formats natifs en print afin de mettre en avant des contenus créés spécifiquement pour Snapchat ». Il faut dire Cosmopolitan a de belles performances sur Snapchat, avec 8,1 millions de visiteurs uniques en juillet, en hausse de 70% par rapport à l’année précédente (en moyenne sur 30 jours), plus d’un million de visiteurs uniques par jour 14 fois dans le mois, et un lectorat majoritairement féminin (66%) et composé de 18-34 ans à 67%.

Un nouveau Télé 7 jours chez Lagardère active
Pendant la cession (au groupe tchèque Czech Media Invest), les travaux continuent. Télé 7 jours, magazine phare du groupe Lagardère active, a engagé, le 27 août, une profonde mutation, sur la forme comme sur le fond, avec l’ambition d’être « plus féminin, plus moderne et plus clair ». Au programme, une refonte de sa partie art de vivre, avec la création de trois nouvelles rubriques : Santé au quotidien, Escapades en famille et Maison et création. L’objectif : proposer une offre plus diversifiée et plus généreuse en conseils, astuces et bons plans, que ce soit en déco, en jardinage, en sorties, en santé. La rubrique culture évolue également pour mieux prendre en compte les offres de VOD et conseiller les lecteurs sur ces offres pléthoriques. La rédaction profite de l’occasion pour revoir l’ensemble de son univers graphique (taille des caractères, choix des couleurs des aplats, grilles de programmes), en espérant freiner la baisse récurrente de sa diffusion France payée, passée de 1 284 329 exemplaires en 2013 à 1 059 304 exemplaires au premier trimestre 2018. + de détails

 
 
 
60 millions de consommateurs change de formule
A l’heure où les habitudes de consommation évoluent très vite, 60 millions de consommateurs se devait de changer à son tour. C’est désormais chose faite avec cette nouvelle formule, lancée fin août, marquée par une maquette plus légère, un plus grand nombre de sujets traités par numéro, un chemin de fer enrichi et une plus grande place donnée à l’environnement et au droit. L’objectif, explique-t-on en interne, est « d’accentuer notre proximité avec les lecteurs, de donner un premier avis sur de nouveaux produits ou services et d’informer sur les innovations ». Pas question de se limiter seulement aux constats, le titre propose systématiquement des alternatives pour éviter les produits dangereux. Au passage, 60 millions de consommateurs modifie son logo et met ainsi le cap sur 2020, date où il fêtera ses 50 ans.

Livres hebdo fait le pari de la croissance
Livres hebdo accélère son processus de relance, amorcé il y a deux ans avec l’arrivée de Michel Lanneau à la direction générale du groupe Electre, avec le lancement, le 24 août, d’une nouvelle formule de son magazine phare et l’adoption d’une nouvelle identité visuelle. « L’objectif, nous explique François Rossignol, le directeur marketing et commercial de Livres hebdo, est à la fois d’aller chercher de nouveaux lecteurs et de développer la marque via des activités hors-médias ». Explications. + de détails

Ce qu’il faut retenir de l’été 2018
Vous revenez de vacances ? La rédaction des Clés de la presse vous propose un digest de tout ce qui s’est passé cet été dans les médias. Du projet de refonte complète du système de distribution de la presse à la diète de l’audiovisuel public (en attendant la réforme), en passant par les grands gagnants de la dernière vague du fonds Google pour l’innovation, le point sur les cessions de Lagardère active en bonne voie, les résultats semestriels des groupes de presse, le nouveau management de l’Etudiant, etc. + de détails
 
La diffusion numérique par tiers sous haute surveillance
La nouvelle mouture du kiosque numérique de SFR presse, qui a abandonné le mois dernier le principe du PDF au profit d’une logique de flux d’informations (cf. les Clés de la presse du 8 juin), a non seulement perturbé les lecteurs numériques de la presse, elle a aussi sérieusement impacté les éditeurs. Selon l’ACPM/OJD, le nombre de téléchargements est passé du jour au lendemain de 500 000 exemplaires quotidiens à 2000. « A partir du moment où notre outil de comptage, Numeo, ne peut plus comptabiliser les PDF avec l’intégralité du contenu, notamment la publicité, nous ne pouvons pas prendre en compte les exemplaires dans la diffusion numérique », nous explique Jean-Paul Dietsch, le nouveau directeur de l’ACPM/OJD. + de détails
 
 
 
Le Sénat retoque le projet de loi contre les fake news
La commission de la culture et la commission des lois du Sénat ont décidé de rejeter, le 18 juillet, les propositions de loi, adoptées par l’Assemblée nationale, sur la lutte contre les fake news. Ce texte « pourrait donner l’impression que la question des fausses nouvelles a été résolue, ce qui ne sera bien évidemment pas le cas, comme nos concitoyens pourront le constater très rapidement, tout en faisant peser de vrais risques sur les libertés publiques », estime Catherine Morin-Desailly, rapporteure de la commission de la culture, en invitant le gouvernement à ouvrir rapidement les négociations à Bruxelles pour faire évoluer le statut des plateformes. Les prochaines motions tendant à opposer la question préalable aux deux propositions de loi seront examinées par le Sénat, en séance publique, le 26 juillet.

Google condamné à une amende 4,34 milliards d’euros par l’Union européenne
Le bras de fer entre l'Union européenne et les géants du Net se poursuit. Bruxelles a infligé, le 18 juillet, une amende record de 4,34 milliards d’euros à Google, à qui il est reproché d’avoir abusé de la position dominante de son système d'exploitation, Android, pour asseoir la suprématie de son service de recherche en ligne. C’est la plus forte amende infligée par la commission européenne, qui somme les dirigeants de Google de mettre fin à ses pratiques illégales dans les 90 jours, sous peine de se voir infliger des astreintes allant jusqu'à 5% du chiffre d'affaires journalier moyen mondial d'Alphabet. Le groupe américain n’a pas tardé à réagir en menaçant de rendre Android payant. Le bras de fer n’est pas fini.
 
 
 
Les stations généralistes à la peine, les radios musicales un peu mieux
Pour les stations généralistes, et en particulier Europe 1, il était temps que l’année s’arrête. Selon la dernière vague de l’enquête Médiamétrie 126 000 Radio, dont les résultats ont été publiés le 19 juillet, elles ont perdu 2 points de part d’audience en quelques mois, passant de 43,1% en janvier-mars à 41,1% pour la vague d’avril-juin. Sur une année, la perte est un peu moins forte, mais elle est d’un point (42,1% en avril-juin 2017). La hiérarchie reste la même : RTL termine la saison en tête avec 12,7% de part d’audience, devant France inter (10,5%), RMC (6,8%) et Europe 1, à son plus bas niveau historique (5,3% de part d’audience et 6,5% d'audience cumulée), contre 6,1% de PDA et 7,1% d'AC un an plus tôt. Laurent Guimier, nouveau patron de la radio de Lagardère, a du pain sur la planche. De leur côté, les radios musicales enregistrent les plus fortes progressions par rapport à la vague précédente : NRJ (6,1%) gagne 0,6 point et passe devant France bleu (5,8%), Nostalgie (4,7%), Fun radio (4%), Skyrock (3,6%) et RFM (3,3%). Le groupement des Indés radios, lui, pèse 11% de part d’audience.

 
 
Selon le SRI, la publicité digitale poursuit sur une croissance à deux chiffres
Au premier semestre, le marché de la publicité digitale a progressé de 15,5%, à 2,264 milliards d’euros, selon le 20ème observatoire de l’e-pub du SRI, réalisé par PwC, en partenariat avec l’Udecam. Comme les années précédentes, l’essentiel de la croissance revient à Google et Facebook, et les médias traditionnels ont du souci à se faire. D’édition en édition, l’observatoire de l’e-pub confirme la montée en puissance de la publicité digitale, qui représente, au premier semestre, 39% de l’ensemble du marché publicitaire, loin devant la télévision (27,4%), la presse (16,2%), l’affichage (9,9%) et la radio (4,5%). « Ce qui frappe le plus, avec cette vague, c’est que ce leadership s’accentue, puisque la croissance du marché s’accélère, pour atteindre 15,5% ce semestre, souligne Sébastien Leroyer, directeur expérience center de PwC. Une croissance jamais observée depuis que nous réalisons l’observatoire ». Autre constat de fond, le mobile ne cesse de progresser, non seulement dans les usages, mais aussi dans les investissements publicitaires, puisqu’il dépasse pour la première fois le seuil des 50% de l’ensemble du display. + de détails

Lagardère s’apprête à céder Doctissimo à TF1
Comme il l’avait annoncé il y a quelques mois, le groupe Lagardère poursuit son désengagement des médias avec l’annonce, le 12 juillet, de l’imminence de la cession de son pôle e-santé, « sur la base d’une valeur d’entreprise d’un montant global de 60 millions d’euros », précise-t-il dans un communiqué. La plateforme MonDocteur, spécialiée dans la prise de rendez-vous médicaux en ligne, est cédée à Doctolib qui consolide ainsi sa place de leader du secteur en Europe. Quant à Doctissimo, « il fait l’objet de négociations exclusives avec le groupe TF1 en vue d’une finalisation d’un accord avant le 30 septembre ».

Le groupe Altice cède Point de vue à Adélaïde de Clermont-Tonnerre
Les négociations duraient depuis plusieurs mois, c’est désormais chose faite : le magazine Point de vue a été cédé, le 5 juillet, par le groupe Altice à sa directrice de la rédaction, en poste depuis 2014, Adélaïde de Clermont-Tonnerre, à travers la société Royalement vôtre éditions, qui rassemble un prestigieux consortium d’actionnaires avec Artémis, holding de la famille Pinault, les sociétés d’investissement IDI et Audacia, ainsi que Stéphane Bern. « C’est un honneur de pouvoir faire grandir ce titre riche d’une si longue histoire, précise-t-elle dans un communiqué. Point de vue est une exception et une pépite. Nous ne pouvions trouver meilleurs partenaires pour le développer et je remercie nos nouveaux actionnaires de lui donner une si belle chance d’avenir ». Ses ambitions sont bien sûr de poursuivre le développement de l’hebdomadaire, dont la diffusion France payée était stable en 2017, à 151 508 exemplaires selon l’ACPM, mais la nouvelle présidente veut aussi renforcer la digitalisation du titre et l’internationalisation de sa diffusion, en sachant qu’il compte déjà un quart de son lectorat en dehors de l’hexagone.

 
 
 
Coup d’arrêt pour la réforme du droit d’auteur
Les Gafa ont gagné une manche. Les députés européens ont rejeté, le 5 juillet, à une courte majorité (318 voix pour, 278 contre, et 31 abstentions), le projet de réforme du droit d’auteur en Europe, pourtant validé par la commission parlementaire il y a quelques jours. Le texte mis au vote visait à renforcer la place des éditeurs de presse et des créateurs dans les processus de rétribution. Les premiers se voyaient accorder un droit voisin permettant de réclamer une rémunération aux agrégateurs de contenus en ligne qui gagnent de l’argent en réutilisant leurs articles. Les seconds se voyaient protégés par une obligation imposée aux plateformes de filtrer les œuvres téléversées et de détecter celles dont la diffusion n’est pas autorisée par les ayant-droits. Une décision qui a entraîné le courroux de toute la profession. Dans un communiqué, la presse française, représentée par le SPQN, l’Upreg, le SPHR, le SEPM et la FNPS et des agences de presse françaises, représentées par la FFAP, déplore le vote du Parlement européen et appelle le Conseil à soutenir la création d’un droit voisin pour les éditeurs de presse. « Le droit voisin ne doit pas être enterré. Il donnera à tous les éditeurs, quelle que soit leur taille, les moyens de pérenniser leur modèle économique en ligne. Il reconnaîtra en effet aux éditeurs et aux agences de presse, le statut juridique dont jouissent déjà la musique, le cinéma, les producteurs audiovisuels et les radiodiffuseurs, permettant ainsi à la presse européenne de faire valoir ses droits. Il encouragera aussi les entreprises qui souhaitent réutiliser et monétiser les contenus des éditeurs et des agences de presse à négocier des licences, comme ce fut toujours le cas pour la presse papier, tout en préservant le droit des internautes de partager des liens ».

Europe 1 décline Hondelatte raconte sur papier
Devant le succès, depuis deux saisons, de l’émission de Christophe Hondelatte, où le journaliste raconte sur Europe 1 des faits divers fascinants, la station du groupe Lagardère décline le concept sur papier. En vente le 10 juillet au prix de 6,90 euros, Hondelatte raconte consacre son premier numéro aux grandes affaires criminelles. Scandaleuses, diaboliques ou révoltées, leurs crimes ont fait la une des journaux, comme ceux de Simone Weber ou Denise Labbé, ou même marqué l'Histoire, à l'image de l'assassinat de Marat par Charlotte Corday. Christophe Hondelatte retrace, au fil des pages de ce magazine trimestriel, réalisé en partenariat avec Presse média lab, les enquêtes judiciaires de 12 grandes affaires de femmes criminelles.

 
 
Le Dauphiné se lance sur le digital first à la rentrée
La direction du Dauphiné libéré devrait lancer une nouvelle offre numérique au mois d’octobre, nous révèle son Pdg, Christophe Tostain, dans un entretien aux Clés de la presse. Les rédactions seront réorganisées pour prioriser le digital avant le papier, sans pour autant délaisser ce support qui assure l’essentiel du chiffre d’affaires. Dans le cadre de cette évolution stratégique, le titre cherche à supprimer 122 postes via un plan de départ volontaires. + de détails

 
 
« Kids matin doit séduire les parents et les enfants »
Nice matin tente de séduire les enfants en lançant Kids matin, un média digital destiné aux moins de 13 ans. Cette offre a été imaginée avec des enfants afin d’être au plus près de leurs préoccupations, nous explique Damien Allemand, responsable du service digital du quotidien niçois. Une campagne de pré-abonnement est d’ores et déjà ouverte et permettra de continuer à construire l’offre avec ses lecteurs avant le lancement grand public le 5 septembre. Entretien.+ de détails 

Mondadori teste un nouveau concept de magazine automobile
Déjà propriétaire d’Auto journal, Sport auto et, surtout, Auto plus, leader du marché, Mondadori lance un nouveau magazine automobile haut de gamme intitulé le Grand magazine auto. « Nous testons en permanence de nouvelles idées et nous essayons de lancer un ou deux magazines par an, nous explique Laurent Chiapello, directeur des rédactions du pôle auto de Mondadori. Nous cherchons à satisfaire un besoin qui ne l’est pas totalement, séduire les niches qui, comme nous, sont attachées à l’expérience visuelle. » Comme son nom l’indique, la particularité de ce titre tient à son format original de 28cm par 35cm. « Ce qui séduit les passionnés, c’est le design de l’automobile, ce qui est transmis par la photo, donc nous avons voulu créer une expérience visuelle avec un format exceptionnel et un papier de qualité ». Côté contenu, le lecteur retrouve les incontournables de la presse auto et deux sujets décalés : un reportage dans les usines Toyota de Valenciennes et les mots de l’auto avec une personnalité du secteur. Réalisé par la rédaction d’Auto journal, le premier numéro du Grand magazine auto a pour objectif d’atteindre des ventes au numéro de 50 000 exemplaires. « C’est un test sur la période des vacances. S’il fonctionne, il peut devenir un trimestriel ou bimestriel », précise Laurent Chiapello.

Le projet de relance de Pif 
Pif, le héros de Pif gadget, reviendra à la fin de l’été sous la forme d’un hebdomadaire, édité par les éditions Pif, qui fait partie du groupe l’Humanité. Lancé en 1969, arrêté en 1993 et réapparu à quelques reprises à un rythme mensuel, puis transformé en neuf hors-séries, le magazine revient cette fois-ci sans gadgets et modernisé alliant le papier au numérique. Le Pif de 2018 s’annonce dépliable et en triple version : magazine, BD et 3D, tout en gardant la volonté d’innovation de l’ancienne version, ainsi que ses valeurs humanistes. Suite au lancement d’une campagne de financement participatif en ligne, Frédéric Gargaud, son responsable éditorial, nous raconte les détails de ce projet. + de détails

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Notre nouveau magazine est tout chaud, il vient de sortir

 
 
L’événement : les médias débarquent dans l’e-sport
Webedia part à la conquête du monde. « L’audience de l’e-sport est massive et intéressante », selon Laurent Michaud (Idate). L’Equipe mise sur les contenus. La Provence s’intéresse aux événements. Le groupe AB se lance dans la diffusion des jeux Blizzard. Melty parie sur Snapchat. Canal + veut s’inscrire dans la culture gaming. Bein sports compte sur la cohérence de la marque Ligue 1. TF1 diversifie ses activités.

Le dossier : le classement des 50 premiers éditeurs de presse en France
L’analyse de Jean-Clément Texier. La restructuration d’Ebra en marche. Le Figaro fait de la vidéo une priorité. La stratégie de Ouest France pour monétiser ses contenus sur le Web. La feuille de route de Bayard. Lagardère active dans le dur. L’Equipe de retour. Un nouveau départ pour les Echos-le Parisien. Le Monde accélère sur les réseaux sociaux. Infopro digital ne ralentit pas.

Le portrait
Gwendoline Michaelis, directrice du pôle Premium de Prisma média

La tendance
La presse cuisine, un marché encombré mais dynamique

Le reportage : Nantes, le rendez-vous de l’info locale
Les 7 conseils du Temps pour innover dans un lab. 4 incontournables pour une veille efficace. Ce qu’il ne faut pas faire en datavisualisation. Comment Ouest France et Sciences po Rennes ont fact-checké la présidentielle. Les 3 règles de TV Rennes pour repenser ses modes de diffusion. Adapter ses vidéos sur Facebook. Filmer avec des moyens légers. Les fondamentaux pour créer son média sur Twitter. 6 outils innovants à tester.
 
 

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