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Canal+ retrouve des couleurs sur les droits du foot

Quelques jours après avoir obtenu, avec Bein sports, les droits de la Ligue des champions de football pour la période 2021-2024, le groupe Canal+ a annoncé, le 9 décembre, avoir engagé des discussions, toujours avec Bein sports, « en vue de conclure un accord de distribution exclusif et de sous-licence » pour pouvoir diffuser deux matches de Ligue 1 par journée. Non seulement Canal + proposerait dans ses offres l’ensemble des chaînes de sport premium de Bein sports et leurs contenus, et deviendrait même à partir du 1er juin 2020 le distributeur exclusif de Bein sports en France, mais « le projet d’accord prévoit également que Bein sports sous-licencie en exclusivité à Canal+ ses droits 2020-2024 de football de Ligue 1 », permettant aux abonnés de la chaîne de bénéficier de deux matches par journée, dont 28 des 38 meilleures affiches de Ligue 1 de chaque saison, dès la prochaine saison (2020-2021). L’accord exclusif serait valable pour une période de cinq ans, renouvelable.

 
 
IPG médiabrands anticipe une hausse de 3,5% des dépenses publicitaires en France en 2020
Dans ses prévisions Magna, publiées le 9 décembre, IPG médiabrands annonce une croissance publicitaire de 3,5% en France en 2020. Un chiffre légèrement inférieur à celui de 2019 (+4,6%). Pour l’agence média, les événements sportifs, comme les jeux Olympiques ou le championnat d’Europe de foot, vont partiellement contrebalancer le ralentissement économique. « Après une année 2018 record (+6,9%, la meilleure performance depuis dix ans), la croissance des investissements publicitaires ralentira à nouveau en 2020 (+3,5%, à 12,8 milliards d’euros), analyse Thomas Jamet, CEO d'IPG médiabrands France. La maturité des médias digitaux explique en partie cette décélération : après plusieurs années de croissance à 20%, les recettes publicitaires digitales passeront sous la barre des 10% en 2020 ». Parmi les médias traditionnels, c’est la télévision qui devrait mieux s’en sortir grâce aux grands événements sportifs et à l’assouplissement de la réglementation, prévue dans la loi audiovisuelle. + de détails

« L’audio est un relais journalistique naturel des contenus de la Croix »
Après l'Envers du décor, le podcast consacré aux coulisses des grands reportages de la rédaction, la Croix poursuit son développement dans l'audio avec Place des religions, une collection dont la première saison est dédiée aux femmes de religion. Ces contenus audio, téléchargeables gratuitement sur les applications, sont une manière d'élargir l'audience du quotidien pour renforcer l'adhésion et, à terme, accélérer la progression des abonnés numériques, nous explique Arnaud Broustet, directeur délégué de la Croix. Entretien. + de détails

 
 
Faux Q de retour dans les kiosques
C’est un objet de presse un peu particulier, puisque Faux Q ne sort qu’une fois par an, et son numéro 14 devrait paraître cette semaine. Un magazine 172 pages et près de 1,5 kilo, vendu 10,01 euros, qui aborde la culture et la mode de façon totalement décalée. « Chaque numéro est thématique et construit autour d’un mot, sur lequel on dérive », nous explique sa fondatrice, la journaliste Antigone Schilling, qui s’est entourée au fil du temps de contributeurs bénévoles. Car c’est l’une des autres originalités du projet : tout le monde est bénévole, et les recettes de diffusion (le magazine est tiré à 10 000 exemplaires) et de publicité doivent assurer la réalisation et l’impression. Cette année, Faux Q est placé sous le signe du Paradis, point de départ d’un jeu d’association d’idées, « où le mot est passé à la moulinette dadaïste », précise-t-elle. Un magazine rafraichissant et dépaysant dans un monde de plus en plus anxiogène.

Prisma média accélère son développement dans les services
Rolf Heinz, le président de Prisma média, a fait depuis deux ans du développement de nouveaux services l'une des priorités de son groupe. Son laboratoire d’innovation Wonder open lab (WOL) le prouve en lançant cette semaine deux nouveaux projets : ForMeDable et Célès. Ces initiatives s’inscrivent dans une démarche d’inclusivité des équipes en interne et de développement « for good ». « De plus en plus, les consommateurs attendent de vivre des expériences à la fois personnalisées et porteuses de sens», nous explique Pascale Socquet, directrice exécutive des pôles Femmes et TV-entertainement du groupe. ForMeDable est un service permettant aux utilisateurs de faire un don de 5 euros (minimum) pour tenter de remporter une expérience parrainée par une personnalité (une rencontre avec l’actrice Michèle Laroque à la Baule, une visite VIP du Royal Monceau…). Les dons sont reversés à 60 % à une association. Outre les 10 % de marge, Prisma média réinvestit les 30 % restants dans la gestion de la plateforme et l’accompagnement des associations dans leur stratégie de communication. « L’idée est de proposer une soixantaine de nouvelles expériences dans l’année », poursuit Pascale Socquet. + de détails

 
 
« Le public est prêt à payer pour du contenu journalistique »
Ancienne directrice du numérique de Challenges, Marion Wyss a co-fondé avec Maxime Moné, le président de la start-up Poool, une agence de conseil spécialisée dans les revenus par utilisateur pour les éditeurs de presse. Parmi les pistes de monétisation d'avenir, le paywall dynamique prend de plus en plus d'importance et s'accompagne d'une réflexion sur la data et les contenus de qualité, nous explique-t-elle. Entretien. + de détails

Dr Good débute ses déploiements numériques
Webedia renforce la digitalisation de Dr Good, incarné par le médiatique médecin Michel Cymès, avec le lancement d’une newsletter et d’un nouveau site Internet. Trois fois par semaine, l'animateur de France 2, accompagné des équipes bien-être et santé de Dr Good, répondra aux questions des lecteurs, reviendra sur les temps forts de l’actualité, décryptera les tendances et proposera des dossiers thématiques avec, notamment, des podcasts, des quiz et des infographies. L’ambition du groupe est d'asseoir l'image de Dr Good en tant que label de qualité sur les questions de santé en déployant ses contenus sur tous les canaux digitaux, l'activité presse magazine du titre restant entre les mains de Reworld média (anciennement Mondadori France), sous forme de licence d'exploitation exclusive. Cet écosystème digital s'accompagne d'un ensemble d'initiatives de terrain, avec des conférences ouvertes à tous, pour promouvoir la santé de proximité et le bien-être.
 
 
 
 
La feuille de route du groupe Ebra
Après avoir pris pas mal de retard dans sa modernisation et sa transition digitale, le groupe Ebra a entrepris depuis dix-huit mois une mutation à marche forcée. Pascal Brouet, directeur général adjoint de cette filiale du Crédit mutuel, qui édite neuf quotidiens régionaux (le Dauphiné, le Progrès, le Journal de Saône et Loire, le Bien public, l’Alsace, les DNA, le Républicain lorrain, l’Est républicain et Vosges matin), a profité de son passage au salon de la Presse au futur, le 27 novembre, pour présenter la stratégie du premier groupe de presse quotidienne régionale français. Décryptage en 4 points. + de détails

 
« Ce partenariat avec Kantar permet à Sirdata d’élargir son savoir-faire »
Après avoir connu une année 2018 difficile, marquée par la mise en place du RGPD (qui a entraîné un certain attentisme des entreprises en matière d’investissement dans la data), Sirdata devrait retrouver cette année, avec 3,5 millions d’euros de chiffre d’affaires, son niveau de 2017. Spécialisée dans l’analyse des données de navigation des internautes, l’entreprise créée il y a sept ans par Benoît Oberlé construit des segments d’audience (centres d’intérêt, moments de vie, intentions d’achat) qu’elle commercialise ensuite auprès des acheteurs médias. Un savoir-faire encore rare qu’elle vient d’enrichir avec un partenariat avec Kantar, annoncé fin novembre. Entretien. + de détails

 
 
CMI France lance le Journal d’Ines
Comme nous l’avions annoncé dans les Clés de la presse du 22 octobre, CMI France lance, le 4 décembre, le Journal d’Ines, qui permet de plonger dans l’univers d’Ines de la Fressange. Ce lancement s’inscrit dans un projet global de « marque égérie », en combinant l’image et la notoriété d’une influenceuse premium, qui a fait en 30 ans une quinzaine de couvertures du magazine Elle, et l’expertise du groupe média. « Un axe de développement majeur, nous disait Claire Léost, directrice générale de CMI France, dans le dernier magazine des Clés de la presse. L’objectif est de travailler sur des verticales, comme la mode, la beauté, la cuisine, le luxe ou la santé, avec des égéries ».

 
 
BFM arrive à Lille, la Voix du nord accélère sur la vidéo
Après Paris et Lyon, BFM poursuit son développement en région avec la reprise de Grand Lille Tv et Grand littoral TV. Le groupe Altice a annoncé, sur le site de sa chaîne, que BFM grand Lille et BFM grand littoral seront lancées en février prochain, en s’appuyant sur une rédaction de 15 journalistes pour couvrir en direct tous les événements qui feront l‘actualité de ce territoire. « Ces deux chaînes miseront sur des moyens techniques innovants avec une rédaction 100% Mojo (mobil journalism), précise le groupe. Le smartphone sera utilisé comme principal outil de tournage, une structure agile avec des présentateurs autonomes en studio et une régie technique mutualisée à Paris ». Devant cette arrivée prochaine, la Voix du nord accélère son développement dans la vidéo. « Il nous faut soutenir la concurrence d’emblée, nous précise Gabriel d’Harcourt, le directeur général du quotidien lillois. Surtout à quelques mois des élections municipales ».
 
L’Express 100% audio en janvier 2020
Invité le 20 novembre du salon Innov audio Paris, Clément Delpirou, le directeur général de SFR presse, a annoncé le lancement, en janvier prochain, d’un Express 100% audio. « Tous les articles du journal pourront être écoutés dans une version lue par des comédiens professionnels, affirme-t-il. Il sera même possible de commencer la lecture d’un article en version numérique et de la poursuivre en audio ».

 
Les premiers résultats de la nouvelle étude d’audience de la presse enfin publiés
Annoncée depuis plusieurs années, la nouvelle étude d’audience de la presse aura mis du temps à voir le jour. L’ACPM a même retardé au dernier moment, il y a deux semaines, sa parution pour prendre le temps d'expliquer à des éditeurs inquiets la démarche qui avait mené à cette refonte. Ses premiers résultats temporaires, portant uniquement sur les audiences brand 30 jours mesurées sur une période de 4 mois et demi, entre mars et juillet dernier, ont finalement été publiés le 21 novembre. L’intégralité des résultats, portant sur l’ensemble de l’année 2019 et présentant toutes les innovations de One next, comme le médiaplanning temporalisé, la nouvelle étude Premium (sur les cadres et hauts revenus) et la fusion avec l'étude TGI de Kantar, seront publiés en avril prochain. Retour sur les principales nouveautés de l’étude. + de détails

Les recettes publicitaires des médias en recul de 1,7% à fin septembre
Les recettes publicitaires nettes des médias ont reculé de 1,7% sur les neuf premiers mois de l’année, à 5,9 milliards d’euros, selon le Baromètre unifié du marché publicitaire (Bump), dont les résultats ont été présentés le 19 novembre, et qui prennent en compte le périmètre de l’Irep (télévision, cinéma, radio, presse, publicité extérieure, courrier publicitaire, imprimés sans adresse), avec les recettes nettes digitales de la télévision, de la presse et de la radio et de la publicité extérieure, mais non les recettes nettes digitales recueillies par l’Observatoire e-pub (qui ne sont pas disponibles sur la période). + de détails

 
 
L’ACPM s’ouvre aux podcasts
Organisateur, le 20 novembre, du salon Innov audio Paris, l’ACPM en a profité pour annoncer le lancement, à partir de 2020, du contrôle de la diffusion des podcasts, « ou plus exactement le contrôle du nombre de téléchargement de podcasts », précise Jean-Paul Dietsch, le directeur de l’ACPM-OJD. Un indicateur de volume qui ne prendra pas en compte le temps d'écoute. De son côté, Médiamétrie a annoncé, en début de semaine, la mise en œuvre d’une mesure d’audience mensuelle du replay radio et des podcasts natifs.

Le Télégramme lance une nouvelle formule et un nouveau site
Les lecteurs du Télégramme vont découvrir, le 20 novembre, un nouveau quotidien papier, composé de deux cahiers distincts : l’un sur l’actualité bretonne, nationale et internationale ; l’autre sur l’info et les services de proximité. « On ne peut pas se satisfaire d’une érosion de la diffusion, même modérée, nous explique Samuel Petit, le rédacteur en chef du quotidien breton. Et le site sera à son tour complètement revu dans la première quinzaine de janvier ». Le résultat d’une mutation de son organisation et d’évolution de la production de ses contenus débutée il y a trois ans. Décryptage. + de détails

 
 
Siné madame jette l’éponge
L’expérience, lancée le 17 avril dernier, s’arrête. Après six numéros, Siné madame n’a pas atteint ses objectifs. « Les ventes du journal ont chuté après le numéro double de l’été, précise l’équipe menée par Catherine Sinet. Elles ont un peu remonté en octobre. Pas assez cependant ». Partant du principe que la presse féminine ne fait pas rire et que le dessin de presse manque sérieusement de femmes, la veuve de Siné avait réuni une vingtaine de journalistes, illustratrices et écrivaines de tous horizons et origines, pour proposer « un magazine sociétal drôle, décalé, qui ne simule pas mais stimule, nous avait-elle expliqué au lancement. La périodicité mensuelle, sans publicité, laisse le temps de réfléchir et de traiter des sujets originaux, sans devoir être accros à l'actualité. » Malheureusement, l’objectif de vendre 50 000 exemplaires n’a pas été atteint. En revanche, Siné mensuel continue, lui, son aventure dans les points de vente.

Serge Barbet (Clemi) : « Notre objectif est de former des esprits libres et éclairés »
La 31e semaine de la presse et des médias dans l'école, organisée par le Clemi du 23 au 28 mars, est l'occasion pour les enseignants d'organiser des cours liés à l'éducation aux médias. Cette opération annuelle, qui mobile 4 millions d'élèves et 230 000 enseignants, est un événement primordial pour former les élèves à comprendre les enjeux du numérique dans la circulation et la vérification de l'information, nous explique Serge Barbet, le directeur général du Clemi. Entretien. + de détails
 
 
 
Centre France promet plus de transparence dans la couverture des municipales
Le groupe Centre-France, maison-mère de huit quotidiens et dix hebdomadaires, s’engage à couvrir la campagne des municipales avec le plus de transparence et d’objectivité afin de ne pas influencer l’issue du scrutin. Les rédactions des différents titres (la Montagne, l’Echo républicain, le Berry républicain…) sont mobilisées pour respecter huit engagements, dans le cadre d’une charte de bonnes pratiques mise en ligne le 5 novembre. Décryptage. + de détails

 
 
Polka réduit le nombre de ses parutions
Le trimestriel de photoreportages Polka publiera désormais trois numéros par an, avec une pagination légèrement étoffée à 200 pages et un tarif augmenté, de 6,90 euros à 9,90 euros. Le logo a également été modernisé et la rédaction proposera davantage de reportages inédits. Depuis sa création en 2008, la marque s’articule entre un magazine en kiosques et sur abonnements, et une galerie, installée à Paris, les « deux piliers majeurs » de sa stratégie, nous explique Dimitri Beck, le directeur de la photographie. Cette nouvelle formule doit permettre d'investir plus de temps sur un nombre restreint de numéros, pour produire davantage de commandes de photoreportages. « Nous avons toujours investi dans la qualité du papier, autant dans le fond (les reportages de terrain) que dans la forme (l’impression), poursuit-il. Nous bénéficions d’un lectorat fidèle et diversifié, notre objectif est de garder ce public de qualité tout en assurant notre liberté éditoriale et notre indépendance. » + de détails

 
 
Le site Etonnantes tente l'aventure du papier
Le magazine en ligne Etonnantes fait le pari du papier avec une campagne de financement participatif sur KissKissBankBank. Les 115 contributeurs ont permis de dépasser l’objectif fixé à 9000 euros. Dans le prolongement du site, le magazine présente des parcours inspirants de femmes à travers des portraits et des interviews au long cours exclusivement pensés pour le magazine. Le chemin de fer est divisé en neuf rubriques (art, gastronomie, architecture…), reliées par un thème central. « Le premier numéro, tiré à 1000 exemplaires, est consacré à la réinvention de soi, de sa vie professionnelle et personnelle», nous précise Solenn Cosotti, journaliste freelance et fondatrice du magazine. Dénué de publicité, le premier numéro doit s’écouler à 500 exemplaires pour permettre de concevoir le second numéro. Il sera distribué dans un premier temps dans des librairies à Nantes, ainsi que des galeries et boutiques d’art, et via des sites spécialisés dans les mooks. « Nous ne sommes pas fermés à la publicité, mais nous souhaitions d’abord lancer un premier numéro, pour avoir un baromètre et une liberté de ton, ajoute Solenn Cosotti. La publicité peut entraîner des ravages dans la ligne éditoriale et nous voulions conserver une liberté totale d’action. » La rédactrice en chef s’est associée à neuf créatrices chargées de réaliser une création spéciale photographiée et présentée dans la revue. Pour compléter le modèle économique, certaines de ces créations seront reproduites pour être vendues sur le site d’Etonnantes.
 
Le groupe le Monde très ambitieux sur le numérique
Organisateur d’une conférence consacrée à la Brand safety, le groupe le Monde a exposé, le 6 novembre, ses orientations stratégiques en faveur d’un environnement de marque qualitatif soutenu par un journalisme de qualité. Innovation dans les formats, nécessité de l’abonnement numérique, déploiement sur tous les supports… les éditeurs du Monde et de Télérama ont détaillé les enjeux et les objectifs ambitieux de leur stratégie. Décryptage. + de détails

 
 
VSD réduit ses effectifs et lance un nouveau magazine sur la télévision
VSD a lancé, le 2 novembre, un quinzomadaire consacré à la télévision avec un concept éditorial différenciant : une grille de programmes exclusivement centrée sur le prime-time. Ce lancement intervient après une réduction conséquente d’effectifs à la suite de la vente du magazine de Prisma à Georges Ghosn. Une cession litigieuse selon le repreneur, qui a porté plainte contre le groupe en raison « d’irrégularités », nous explique le patron de presse, ex-propriétaire de la Tribune, du Nouvel économiste et de France soir. + de détails

 
 
Une dizaine de médias ouvrent le dialogue avec les citoyens
Une dizaine de médias nationaux (la Croix, France télévisions, Radio France, TF1, France médias monde) et régionaux (Ouest France, la Voix du nord, le groupe Ebra) ont lancé, hier 4 novembre, une consultation citoyenne visant à «restaurer, voire réinventer, le lien de confiance entre citoyens et journalistes». Le dernier baromètre Kantar pour la Croix a en effet révélé des taux de confiance en sérieuse chute, et une étude du Reuters institute place la France parmi les pays les plus « défiants » envers les médias, avec une baisse de 11 % de confiance. Pour remonter la pente, les citoyens sont invités, jusqu'au 20 janvier prochain, à parler, débattre, réagit et proposer des pistes de réflexion. «Pour notre quotidien, qui cultive son lien avec le lecteur, c'est important, estime Guillaume Goubert, le directeur de la Croix. Je suis convaincu que le retour d'un lien de confiance entre les médias et le public passe par l'échange et l'écoute mutuelle». + de détails
 
Avec sa nouvelle formule, Notre temps souhaite élargir son lectorat
Notre temps profite de son 600e numéro pour lancer une nouvelle formule. Le mensuel du groupe Bayard, dédié aux seniors, élargit sa cible pour s’adresser à ses lecteurs non plus en termes d’âge mais de statut, de moments de vie. « Le monde évolue, tout autant que les seniors qui s’interrogent sur leur fin de carrière, leur retraite, ce nouveau temps disponible en tête-à-tête avec leur conjoint, explique Marie Auffret, rédactrice en chef du magazine. Nous allons mettre davantage en évidence la dimension famille, qui est fondamental pour Bayard, à travers les relations des seniors avec leurs parents, enfants, petits-enfants… »
La maquette se veut plus colorée et allégée, avec toujours une attention portée au divertissement et aux services. « Notre mission est d’accompagner nos lecteurs dans une période de questionnements et de quête de réponses, à la fois d’experts mais aussi de personnes vivant des situations similaires liées aux statuts d’aidants, à la gestion de la fin de vie, à l’aide à domicile, à l’argent… », poursuit Marie Auffret. En termes de tirage, les volumes ont été légèrement augmentés, pour coller au mois de décembre et aux fêtes de fin d’année, propices aux numéros spécial Noël. « L’ambition de cette nouvelle formule est de fidéliser le public actuel et d'élargir notre lectorat, tout en gagnant quelques points en ventes au numéro, ajoute Bruno Guerini, éditeur de Notre temps. La base d’abonnés est en léger recul, sans que ce ne soit significatif, et nous restons leader en part de marché sur la vente en kiosques, à 42 %, malgré le lancement de Femme actuelle senior. » En 2018-2019, la diffusion France payée du titre s’élevait à 720 621 exemplaires (-2,63 %), dont 491 338 abonnés en moyenne.
 
Michel Hommell se désengage de la presse
La cession, cet été, de Télécâble sat hebdo au groupe Bauer média, était donc bien le signe du désengagement de Michel Hommell de l’univers de la presse. A 75 ans, l’ancien pilote automobile et collectionneur, qui avait fondé son groupe en 1968 en lançant des magazines liés à sa passion (Auto hebdo, Nitro, Super VW mag, 2 CV magazine…), tourne la page en mettant en vente ses 14 magazines auto, en plus de son titre Parapente magazine. Cette information publiée par CB news nous a été confirmé par Jean-Claude Lebon, le directeur général du groupe. L’annonce en a été faite au personnel il y a une dizaine de jours. « Nous en sommes au stade d’identifier les cibles pour voir les éditeurs potentiels intéressés, c’est un processus qui devrait prendre plusieurs mois », nous explique-t-il, sans préciser le montant pour la cession. + de détails

 
 
Après Google, Facebook refuse à son tour de s’acquitter des droits voisins
Les éditeurs de l'Alliance de la presse d'information générale (Apig), du Syndicat des éditeurs de la presse magazine (SEPM) et de la Fédération nationale de la presse d'information spécialisée (FNPS) avaient semblé ménager Facebook, le 24 octobre, lors de la présentation de leur stratégie offensive contre Google (cf. les Clés de la presse du 25 octobre). « Les deux cas sont différents », avaient-ils insisté, en laissant entendre que Facebook leur semblait prêt à jouer le jeu des éditeurs et des droits voisins, comme le montre le lancement, le 25 octobre aux Etats-Unis, de Facebook news, un fil d'actualités réalisé en partenariat avec plusieurs dizaines d'organes de presse.
Mais cet optimisme n’aura guère duré : Facebook a en effet décidé unilatéralement, le 25 octobre, de modifier les modalités d'affichage des extraits et des photos des articles de presse, lorsque l'information est postée par les internautes. Désormais n’apparaissent plus que le titre et le lien vers l’article. « Malgré les déclarations de ses dirigeants affirmant leur volonté de rémunérer les contenus de presse et d’engager des discussions avec les éditeurs pour mettre en œuvre un nouvel espace dédié aux actualités, force est de constater que Facebook refuse, comme Google, de respecter l'esprit et la lettre de la nouvelle loi sur les droits voisins, regrettent-ils dans un communiqué commun. Il préfère, sans préavis, dégrader l’affichage des articles de presse plutôt que d’engager des négociations loyales sur la rémunération des droits voisins des éditeurs de presse. A l’heure où les phénomènes de bulle informationnelle sont dénoncés et que les fake news et autres instruments de désinformation prolifèrent sur les réseaux sociaux, cette attitude vis-à-vis des éditeurs de presse constitue une grave atteinte à la démocratie, à la liberté d’informer et de s’informer ». Ce qui devrait entraîner, comme face à Google, une riposte sur le terrain juridique.

Geo se décline en télévision
Prisma média lance en France Geo télévision France, une déclinaison du magazine photo en partenariat avec Mediengruppe RTL Deutschland et Gruner+Jahr. Moyennant un montant mensuel de 3,99 euros, les abonnés d’Amazon prime pourront accéder à cette nouvelle offre VOD à travers l’application Prime vidéo sur les téléviseurs Smart TV, les appareils mobiles sous iOS et Android, sur Amazon fire TV et Fire TV stick ou encore sur le site Internet de Prime vidéo. « Geo est innovant, contemporain et en prise sur le monde actuel, estime Eric Meyer, son rédacteur en chef. C’est pourquoi nous nous félicitons de pouvoir ancrer la marque Geo sur le marché porteur de la vidéo à la demande. » Parmi le catalogue de contenus, les abonnés pourront consulter des reportages consacrés aux voyages, à la nature, à l’expédition, dont une série documentaire réalisée par le militant écologiste Yann Arthus Bertrand, Human et vu du ciel.

 
 
Les éditeurs de presse attaquent Google devant l’Autorité de la concurrence
Le 24 octobre devait être une belle journée pour la presse française avec l’entrée en vigueur de la loi qui crée un droit voisin au droit d’auteur, et oblige les plateformes à rémunérer les médias pour l’utilisation en ligne de leurs publications de presse. Mais l’annonce par Google, il y a quelques jours, de son refus de payer pour la diffusion des contenus de presse, et sa menace de ne plus afficher, en France, d’images-vignettes et d’extraits de textes, mais seulement le titre et le lien hypertexte, a balayé l’espoir a balayé l’espoir né du vote de la directive européenne, puis de sa transposition dans le droit français. C’est pourquoi les éditeurs de l'Alliance de la presse d'information générale (Apig), rejoints par ceux du Syndicat des éditeurs de la presse magazine (SEPM) et de la Fédération nationale de la presse d'information spécialisée (FNPS), ont annoncé, le 24 octobre, comment ils comptaient, ensemble, riposter sur le terrain juridique. Explications. + de détails

 
 
Télécâble sat hebdo modernise sa maquette
Bauer média France, repreneur de Télécâble sat hebdo en juillet dernier, lance une nouvelle formule de cet hebdo TV, en kiosques le 23 octobre. Cette nouvelle formule évolue sur quatre points spécifiques : un nouveau logo, « plus fin et élégant », une police unique (Helvetica) et une plus large place accordée à l’image, des pages de programmes allégées avec une mise en valeur du prime-time et enfin, une sélection des meilleurs films avec leur horaire de diffusion. La diffusion France payée du titre, à 479 183 exemplaires, est en baisse de 1,56 % tandis que les abonnés progressent de 1 %, à 338 278 fidèles. + de détails

Gala remet l’expérience lecteurs au cœur de sa stratégie de développement
Avec son développement accéléré sur Instagram, la création de ses Gala live ou le lancement de sa nouvelle formule, l’hebdo féminin de Prisma média remet ses lectrices au centre de sa stratégie. Avec la volonté de « leur proposer de nouvelles expériences, de nouvelles voies de consommation de la marque », nous explique son rédacteur en chef, Matthias Gurtler. Décryptage. + de détails

 
 
L'amateur de podcasts est plutôt jeune, citadin et surinformé
Près d’un Français sur dix écoute des podcasts natifs au moins une fois par semaine, soit 3,4 millions de personnes, dévoilent Havas Paris et le CSA dans une étude publiée à l’occasion de la 2e édition du Paris podcast festival. + de détails

 
 
La feuille de route digitale de Libération
Avec le lancement de Bulb, un magazine en ligne semestriel issu de sa verticale Idées, Libération renforce encore son écosystème de newsletters réservées aux abonnés. Ces différents lancements, censés contourner les limites techniques du site en matière de paywall, ont permis de faire progresser en flèche les abonnés numériques, nous explique Clément Delpirou, directeur général de SFR presse (qui coiffe également l'Express et 01net.com) et co-gérant de Libération. Explications. + de détails

 
 
Un chantier difficile pour l’Express
La direction du titre a présenté le 14 octobre un plan de sauvegarde de l’emploi prévoyant la suppression de 26 postes supplémentaires, en plus des départs des 58 journalistes ayant pris leur clause de cession. « Au total, avec l’arrivée de M. Weill, la seule équipe du magazine passe de 84 postes à… 46 », ont déploré les syndicats et la SDJ, qui pointent du doigt une « saignée sans précédent ». En réaction à cette annonce, la rédaction a observé deux heures de débrayage deux jours plus tard. « Nous allons entrer dans plusieurs semaines de négociations avec les organisations syndicales, réagit Clément Delpirou, le patron de SFR presse. C’est un contexte de mauvaise nouvelle et il est normal que cela génère de l’émotion. » Pour compenser ces départs, une quinzaine de postes seront créés sur les postes digitaux, via des recrutements possibles ou de la mobilité interne. Une manière pour le news magazine de réinjecter du sang neuf dans les effectifs afin de mener à bien la transformation éditoriale voulue par son dirigeant, Alain Weill, repreneur de 51 % du capital en février dernier. + de détails
 
Le dispositif 75 ans de Ouest France
C’est le moment des anniversaires en presse quotidienne régionale. Si la Montagne a fêté au début du mois son siècle d’existence, un grand nombre de titres, relancés après-guerre par une nouvelle génération d’éditeurs, en sont à 75 ans. C’est le cas de Ouest France qui a publié, le 17 octobre, un numéro anniversaire tiré à 1,2 million d’exemplaires. « Cet événement est surtout l’occasion de faire quelque chose avec nos abonnés, car nous sommes au service de nos lecteurs », nous explique Olivier Porte, directeur commercial et marketing du journal. Entretien. + de détails

 
 
Big time ambitionne de raconter son époque
Un nouveau magazine a fait son entrée en kiosques le 17 octobre. Baptisée Big time, cette revue paraît cinq fois par an et ambitionne « d’explorer l’époque et les grands enjeux contemporains, avec des personnalités de premier plan, et de parcourir le monde à la découverte de destinations singulières », nous explique Clément Boulle, co-fondateur et directeur de la publication. L'idée du magazine est de confronter les points de vue de grands dirigeants d'entreprise, chefs d'Etat, scientifiques, économistes, créateurs et artistes... autour des questions d'environnement, d'alimentation, de capitalisme, de technologies... Le chemin de fer du magazine vise à casser les codes traditionnels du rubricage de presse, avec douze formats innovants clairement identifiés (Dans la tête de…, un entretien d’un ancien chef d’Etat, la Conversation, une rencontre avec une personnalité de la culture ou de la gastronomie, la Master class, avec un expert dans une discipline…). Décryptage. + de détails

 
 
Médiapart est désormais propriété d’une structure à but non lucratif
L’équipe dirigeante de Médiapart avait présenté le projet au début de l’été (cf. les Clés de la presse du 5 juillet), et c’est désormais chose faite. Le pure-player est devenu, le 15 octobre, la propriété du Fonds pour une presse libre (FPL) via une Société pour la protection de l’indépendance de Mediapart (SPIM). « Toutes les actions ayant été rachetées, Médiapart appartient désormais à une structure non capitaliste, à but non lucratif », écrit son président, Edwy Plenel, sur son blog. Créé durant l’été, le Fonds pour une presse libre est un fonds de dotation, éligible aux dons de particuliers ou d’entreprises, dont l’objectif est la défense et la promotion de la liberté de la presse, de l’indépendance du journalisme et du pluralisme de l’information. Son conseil d’administration, qui a déjà tenu trois réunions et constitué son comité stratégique, prépare une communication publique appuyée sur un site Internet expliquant ses finalités et permettant de lui soumettre des demandes. La valorisation de l’entreprise retenue pour cette opération est de 16,3 millions d’euros.

Les tarifs publicitaires de la presse repartent légèrement à la hausse en 2020
Après de nombreuses années de stabilité, les tarifs publicitaires de la presse vont repartir légèrement à la hausse en 2020. Selon le SEPM marketing et publicités, qui les publie sur Tarifspresse.com trois semaines plus tôt que les années précédentes, les tarifs du format de référence vont évoluer l’an prochain de 1,1%. Une légère hausse qui s’explique par la stratégie de la presse quotidienne qui affiche une progression de 1,9% (+1,6% pour les quotidiens nationaux, contre +0,4% cette année ; +2,5% pour les quotidiens régionaux (PQR 66, après une stabilité cette année) ; et +1% pour les quotidiens gratuits d’information. De son côté, la presse magazine joue une carte plus modérée avec une hausse de 0,7% de ses tarifs. Quant à la presse hebdomadaire régionale (Espace PHR), elle reste stable comme cette année. 

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Notre nouveau magazine est tout chaud, il vient de sortir

 
 
   
L’événement
Le classement des 40 premiers éditeurs de presse en France
Notre traditionnel classement des éditeurs de presse connaît chaque année de gros bouleversements. Ce millésime n’échappe pas à la règle, avec un nouveau leader et de nouveaux entrants.

L’entretien
Jean-Clément Texier, président de la Compagnie financière de communication.

Une nouvelle hiérarchie
- Le Figaro au sommet
- Le défi des groupes Sipa-Ouest France et Ebra

Les nouveaux entrants
La stratégie de Reworld média
Le feuilleton aura duré plus d’un an, mais Reworld média a définitivement bouclé, le 31 juillet dernier, le rachat des activités françaises de Mondadori. Il est désormais le premier groupe de presse magazine français. Entretien avec son Pdg, Pascal Chevalier.

CMI France entre dans l’arène
L’année 2019 a été marquée par la finalisation, le 14 février, de la cession de l’essentiel des titres de presse du groupe Lagardère à Daniel Kretinsky. Ce qui a entraîné la création de CMI France. Entretien avec sa directrice générale, Claire Léost.

Stratégie d’éditeurs
- Marie Claire mise sur l’éducation
- Bayard croit toujours au papier
- Le Monde résolument numérique
- La transformation digitale des Echos-le Parisien
- La vidéo, moteur de 20 minutes
- La Voix du nord se veut utile pour sa région
- La stratégie digitale de Rossel

Le reportage
Dis, comment on fabrique l’info
Une classe de Première ES d’un lycéen calaisien s’est immergée dans plusieurs rédactions, pour découvrir les coulisses d’une chaîne de télévision, d’un quotidien et d’un site d’investigation.
 
 
 

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L'actualité des Clés de la presse

Le nouveau magazine des Clés de la presse est sorti

 
 
   
L’événement
Le classement des 40 premiers éditeurs de presse en France
Notre traditionnel classement des éditeurs de presse connaît chaque année de gros bouleversements. Ce millésime n’échappe pas à la règle, avec un nouveau leader et de nouveaux entrants.

L’entretien
Jean-Clément Texier, président de la Compagnie financière de communication.

Une nouvelle hiérarchie
- Le Figaro au sommet
- Le défi des groupes Sipa-Ouest France et Ebra

Les nouveaux entrants
La stratégie de Reworld média
Le feuilleton aura duré plus d’un an, mais Reworld média a définitivement bouclé, le 31 juillet dernier, le rachat des activités françaises de Mondadori. Il est désormais le premier groupe de presse magazine français. Entretien avec son Pdg, Pascal Chevalier.

CMI France entre dans l’arène
L’année 2019 a été marquée par la finalisation, le 14 février, de la cession de l’essentiel des titres de presse du groupe Lagardère à Daniel Kretinsky. Ce qui a entraîné la création de CMI France. Entretien avec sa directrice générale, Claire Léost.

Stratégie d’éditeurs
- Marie Claire mise sur l’éducation
- Bayard croit toujours au papier
- Le Monde résolument numérique
- La transformation digitale des Echos-le Parisien
- La vidéo, moteur de 20 minutes
- La Voix du nord se veut utile pour sa région
- La stratégie digitale de Rossel

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Dis, comment on fabrique l’info
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