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Sud Ouest met en place sa newsroom et passe au tout couleur

A l’heure où les rumeurs de cession des Journaux du midi (l’éditeur de Midi libre, l'Indépendant, Centre presse Aveyron, Direct Montpellier plus, ou le Journal de Millau) se font de plus en plus insistantes, le groupe Sud Ouest annonce le lancement, le 15 avril, de sa newsroom, une nouvelle salle d'information qui « permettra à ses journalistes de traiter l’actualité au fil de la journée, en direction du journal, du site, des supports mobiles et de sa zone abonnés numériques », explique le groupe dans un communiqué. Le quotidien profite de l’occasion pour publier ses dix-neuf éditions entièrement en couleur, à la faveur de la réorganisation de son système de production. Au passage, de nouvelles pages entièrement dédiées au décryptage et à l'approfondissement de l'actualité trouveront leur place dans un nouveau déroulé. + de détails
 
Un nouveau tandem, plus jeune, à la tête du Nouvel obs
La rédaction du Nouvel Observateur a confirmé, le 10 avril, la nomination de Matthieu Croissandeau au poste de directeur du titre. Il a recueilli 77,64% de votes favorables parmi les suffrages exprimés. « Un vote d'adhésion », pour Stéphane Arteta, président de la société des rédacteurs. Matthieu Croissandeau devrait entrer en fonction début mai, le temps de négocier son départ du Parisien. Il dirigera le futur directoire du groupe, aux côtés de Jacqueline Volle, promue directrice générale déléguée en remplacement de Nathalie Collin. Le groupe le Monde, qui devient actionnaire majoritaire aujourd’hui 15 avril, devrait doit encore communiquer le nom du président du conseil de surveillance.
 
 
 
Diffusion, audience : ce qu’il faut retenir du bilan 2013 de la presse
C’est la grande nouveauté de l’année, qui était attendue depuis des années. Avec One global, la presse dispose désormais d’un outil de pointe pour connaître les performances de ses marques de presse, tant sur le papier que sur le numérique. Issue de la fusion de trois études de référence (l’étude d’audience One, Médiamétrie Netratings et le panel Internet mobile de Médiamétrie), « cette banque de données permet à la fois de mesurer l’audience globale sur 117 cibles, et de planifier des dispositifs sur les différentes plateformes print et digitale », explique Pierre Conte, le président d’Audipresse. Concrètement, 71 marques de presse sont étudiées dans l’étude, qui sera publiée quatre fois par an, en avril, juillet, octobre et décembre.
One global ne remplace pas l’étude d’audience One, qui reste l’outil de référence de la presse. Globalement, en 2013, l’audience du print a reculé de 3%, avec une grande différence entre la presse quotidienne (-0,2%) et la presse magazine (-3,7%). « L’appétence des Français pour la presse reste encore très élevée », tient à nuancer Nicolas Cour, le directeur général d’Audipresse, qui rappelle de 97% d’entre eux lisent chaque mois au moins un titre. « Mieux, ce sont pas moins de 33,9 millions de Français qui lisent chaque jour la presse, poursuit-il : 50% un magazine, 42% un quotidien, et 26% un quotidien et un magazine ». Le panier de lecture, lui, est varié, avec une moyenne de 6,1 titres lus. + de détails
 
Avec sa nouvelle formule, l’Humanité fait le pari de l’écrit
Le quotidien fondé par Jean Jaurès il y a tout juste 110 ans dévoile le 8 avril une nouvelle formule bimédia, faisant la part belle à l’écrit, au papier, tout en optant pour une plateforme numérique repensée. « Nous avons pris le temps de peaufiner cette nouvelle formule pour répondre à une série de défis considérables pour la presse écrite », explique Patrick Apel-Muller, directeur de la rédaction de l’Humanité, pour qui le premier de ces défis est « de répondre à l’évolution des modes d’accès à l’information », bouleversée par l’arrivée d’Internet. Dans ce contexte, l’Humanité continue de croire en l’avenir de la presse écrite, qui « se relèvera en accentuant son identité propre ». Résultat, la nouvelle formule est « très écrite, même en Une », insistant sur la distance que permet le papier, « pour ne pas se contenter de l’information uniforme que l’on peut trouver dans beaucoup de médias », et « sous l’apparence dévoiler le sens », comme l’explique le directeur de la rédaction. + de détails
 
Matthieu Croissandeau pressenti au Nouvel obs
Le Nouvel observateur tourne la page Nathalie Collin/Laurent Joffrin. La candidature de Matthieu Croissandeau, ancien rédacteur en chef du service politique de l'hebdomadaire, parti à la rédaction en chef du Parisien, qui a été proposée par les nouveaux actionnaires pour le post de directeur de la rédaction et de la publication, a été approuvée le 5 avril par le bureau de la société des rédacteurs, qui l’a auditionné. Elle sera soumise cette semaine au vote de la rédaction. Mathieu Croissandeau devra recueillir plus de 50% des suffrages pour être désigné et succéder à Laurent Joffrin, qui reste éditorialiste.
 
A Libé, Fabrice Rousselot démissionne, et Pierre Fraidenraich donne sa vision
Alors que Fabrice Rousselot a décidé de quitter ses fonctions de directeur de la rédaction et de retourner aux Etats-Unis comme correspondant, les 4 millions d’euros que Bruno Ledoux avait promis d’injecter dans les caisses de Libération avant le 31 mars sont finalement arrivés dans les mains du conciliateur, le 4 avril. C’est ce qu’a affirmé Pierre Fraidenraich, dans un entretien aux Echos. Le nouveau directeur opérationnel du journal y affirme également qu’il n’est pas « là pour remplacer Nicolas Demorand » et qu’il ne venait pas « pour (s’)occuper de l’éditorial ». Il est bien là pour mettre en place le projet de « Planète Libération », qui passe par « des développements et des acquisitions dans les médias », pour constituer un groupe multimédia, avec « plusieurs piliers, plusieurs filiales et peut-être demain plusieurs marques ». Ce groupe s’organisera autour de six pôles : le journal ; le numérique avec une offre de contenus et de vidéos plus importante, un paywall et la création d’un réseau social ; la création de Libé TV ; l’événementiel ; un rôle nouveau d’incubateur de start-up, pour soutenir « de jeunes entreprises à vocation média » ; et enfin le désormais fameux « Flore du XXIème siècle », au siège du journal. « L’ensemble du groupe sera profitable en 2016 », affirme-t-il.
  
Lagardère vend ses titres à Rossel et Reworld média
Il n’y a pas eu de surprise finale. Les favoris à la reprise des dix magazines mis en vente par Lagardère active (Psychologies, Be, Première, Pariscope -le format papier uniquement-, Maison & travaux, le Journal de la maison, Campagne décoration, mon Jardin ma maison, Auto moto et Union) l’ont finalement emporté. Le groupe a confirmé, le 2 avril, qu’il avait retenu l'offre de rachat de 4B média-groupe Rossel et Reworld média. Deux nouveaux acteurs sur le marché de la presse magazine en France. Le projet prévoit d’ores et déjà une répartition précise des titres entre les différents partenaires. Le pôle belge reprend Première et Psychologies, le premier à travers Rossel, le second sous la houlette d’Edition ventures, l’éditeur d’une vingtaine de magazines en Belgique, dont Psychologies et Elle. De son côté, Reworld média récupère les huit autres magazines concernés, qui viendront compléter un groupe où l’on retrouve Marie France, repris il y a tout juste un an au groupe Marie Claire, et l’ex-pôle magazine d’Axel Springer en France (Télé magazine, Vie pratique santé, Vie pratique gourmand, Papilles) acquis l’été dernier. + de détails
 
Libération est loin d’être sauvé
On a cru entendre, ce week-end, que Libération était sauvé et qu’une augmentation du capital avait été adopté le 27 mars, en conseil de surveillance. Faux, assurent les élus du CE ! Si Bruno Ledoux a bien dit qu’il apporterait, seul, 4 millions d’euros, avant le 31 mars pour régler les problèmes de trésorerie (au risque de déclarer la cessation de paiement dans le cas contraire), puis 14 millions d’ici juin, aucune trace de versement de la part de l’actionnaire à cette date. Et plus question de nouveaux investisseurs devant les élus et l’AFP. Contrairement à ce que François Moulias indiquait, dans le même temps, aux Echos. Concernant la nomination de Pierre Fraidenraich comme directeur opérationnel, les élus assurent avoir posé la question de cette éventualité à François Moulias en comité d’entreprise, le 28 mars, qui a répondu par la négative… pour, finalement, mieux l’annoncer le soir, dans la presse. L’arrivée de ce directeur, sans passer par le conseil de surveillance, comme il est de coutume à Libé, devrait conforter le projet de Flore du XXIème siècle, qui avance plus vite que le sauvetage du journal selon les élus. Le CHSCT a été convoqué pour le déménagement, qui pourrait bien intervenir avant l’été. Prochaine échéance pour Libération, le 9 avril, devant le Tribunal de commerce où trois options sont possibles : la recapitalisation, la cessation de paiement (puis redressement judiciaire), ou un délai d’un mois supplémentaire.
 
Télérama décline un mensuel culturel gratuit pour parents et enfants
Même si les articles dédiés aux enfants fonctionnent bien dans l’hebdomadaire, Télérama enfants apparaît comme un défi pour la marque mère. Lancé le 31 mars, il est gratuit, destiné à une cible plus large que le lectorat de Télérama, et distribué dans 400 lieux culturels à Paris et en Île-de-France, non avec l’hebdomadaire (sauf pour le lancement), comme l’est Télérama sortir, par exemple. Objectifs : diversifier et faire mieux (re)connaître la marque, « ouvrir la culture aux enfants » de 4 à 12 ans, selon Fabienne Pascaud, la directrice de la rédaction, et permettre aux (jeunes) parents, de 20 à 45 ans environ, de se repérer. A découvrir dans ce 20 pages, une sélection de livres, de CD, de DVD (« avec des séries et des films plus ou moins récents » dixit Michel Abescat, rédacteur en chef délégué à cette publication), de sorties (marionnettes, théâtre, expositions…), d’applications et de jeux vidéos pour aider les parents à choisir. Dans les cinémas, ludothèques, bibliothèques, conservatoires et autres lieux partenaires de la région parisienne, 150 000 exemplaires sont disponibles.
 
 
 
L’identité du repreneur des titres mis en vente par Lagardère active connue le 2 avril
La cession des dix titres mis en vente par Lagardère active est imminente. Le groupe a démenti, le 31 mars, les informations selon lesquelles une décision aurait déjà été prise. « Les discussions continuent avec les repreneurs potentiels », affirme la direction du groupe dans un communiqué, en annonçant une décision le 2 avril. Selon nos informations, c’est bien le groupe Reworld média (déjà repreneur l’an dernier de Marie France et des magazines français d’Axel Springer) qui est le favori en partenariat avec le groupe belge Rossel, propriétaire en France de la Voix du nord et de l’Union-l’Ardennais.
 
Les ventes au numéro en baisse de 7,7% en 2013, à 1,941 milliard d’euros
C’est Daniel Panetto, fraichement élu à la présidence de l’Union nationale des diffuseurs de presse (UNDP), qui l’a annoncé le 26 mars dans son discours inaugural. Le volume d’affaires de la presse réalisé dans le réseau par Presstalis et les MLP a enregistré un recul de 7,7% l’an dernier, à 1,941 milliard d’euros (ce qui représente un manque à gagner de 163 millions d’euros par rapport à 2012). « La situation est un peu plus difficile pour les quotidiens, dont le chiffre d’affaires a baissé de 8,8% (-15% en volume), que pour les magazines (-7%) », a-t-il précisé. Selon le baromètre CGA presse, le recul du chiffre d’affaires des points de vente spécialistes a été limité, lui, à 3,8%. + de détails
 
« Beef, c’est un tiers de recettes, un tiers de reportages, un tiers lifestyle » 
Le trimestriel Beef est sorti le 27 mars, en France, avec un tirage de 85 000 exemplaires. En Allemagne, il est positionné comme un masculin, ce qui explique son succès, selon le directeur de la publication de Céol presse, Olivier Picon, qui l’édite dans l’Hexagone. Olivier Picon espère que ce succès se reproduise ici, même s’il est « difficile d’appréhender le marché puisque c’est une proposition nouvelle ».  + de détails
 
Bottin gourmand magazine sortira en juin
Uni-éditions l’a annoncé officiellement cette semaine : Bottin gourmand magazine sortira avant l’été. En juin plus précisément. Ce nouveau trimestriel viendra renforcer le pôle gastronomie d’Uni-éditions, qui édite déjà Régal, leader sur son secteur, avec une diffusion France payée de 184 697 exemplaires. Tout comme le guide Bottin gourmand, la déclinaison magazine entend « valoriser les terroirs, les talents, les trésors et tous ceux qui font l’excellence de la gastronomie ». Jouant sur le rapport « assez intime » entre Bottin gourmand, les professionnels et passionnés de la gastronomie, Uni-éditions mise sur une diffusion de 60 000 exemplaires dès le premier ou deuxième numéro, très accès sur la vente au numéro.
 
Claude Perdriel : pourquoi j’ai vendu le Nouvel obs
Invité de l’Association des journalistes médias le 20 mars, Claude Perdriel est revenu sur la cession du Nouvel obs aux trois actionnaires du Monde, mais aussi sur ce qu’il compte faire des deux titres qu’il conserve, Challenges et Sciences et avenir. Reste à attendre la décision de l’autorité de la concurrence (d’ici à trois semaines) pour boucler l’opération.  + de détails
 
Vanity fair revendique des ventes au numéro de 70 000 exemplaires en 2014
Xavier Romatet, Pdg de Conde Nast, conteste les chiffres de vente au numéro que nous avons publiés dans les Clés de la presse du 18 mars dernier. Pour lui, « les trois premiers numéros de 2014 se sont vendus en moyenne à 70 000 exemplaires » et non dans la fourchette de 50 000 à 60 000 exemplaires que nous donnions. « Notre portefeuille d’abonnés progresse également de 1500 nouveaux abonnés par mois, ce qui devrait nous permettre d’atteindre les 18 000 en fin d’année. Si l’on ajoute les ventes numériques et les ventes par tiers, nous finirons l’année au-delà des 100 000 exemplaires ». Quant aux recettes de publicité, « elles sont supérieures aux objectifs ».
 
Le Monde fait des jeunes adultes sa priorité
Alors que son offre à un euro pour les 18-25 ans (cf. Les Clés de la presse du 4 mars) semble être une réussite (3 200 étudiants inscrits en dix jours), le Monde réaffirme sa volonté de conquérir et fidéliser cette cible et en fait même « une priorité ». Le groupe vient d’annoncer un partenariat avec Digischool, concepteur de produits numériques dans le domaine de l’éducation, pour créer une chaîne à destination des étudiants : M campus, en ligne mi-2014. Selon le journal, cette chaîne doit répondre « aux préoccupations quotidiennes des étudiants et de leurs parents », qu’elles concernent « l’orientation, les examens, l’accès à l’emploi ou la vie étudiante ». En plus du suivi de l’actualité dans les pages France et une rubrique Education, le Monde va aussi développer un rendez-vous consacré aux grandes écoles et universités dans le journal daté du jeudi, un magazine axé sur la formation et l’emploi (Campus), une newsletter (la Toile de l’éducation) et une lettre pro (la Lettre de l’éducation).
 
Des nouvelles formules en cascade pour le pôle féminin de Prisma
Après Prima, en mars, le pôle féminin de Prisma va multiplier les nouvelles formules print ou Web au premier semestre. Les lectrices de Femme actuelle découvriront le 14 avril une maquette plus ergonomique, permettant plus de points d’entrée dans la lecture, et de nouvelles rubriques. « Nous cherchons plus de proximité, nous confie Pascale Socquet, éditrice du pôle féminin de Prisma média. Nous allons aussi monter gamme et être plus immédiats dans le ton, avec des partis-pris plus fermes car les femmes ont envie d’engagement ». Le site Internet sera relooké et des innovations digitales s’inviteront tout au long de l’année. Pour Cuisine actuelle, il faudra attendre mai pour le print, et un nouveau site arrivera avant l’été. Le site de Gala va aussi changer en mai, pour être plus visuel, plus chic et communautaire.
 
Eric Fottorino : pourquoi je lance le 1
Eric Fottorino lance, le 9 avril, un nouvel hebdomadaire, avec Laurent Greilsamer (ancien dirigeant du Monde), Natalie Thiriez et Henry Hermand, un homme d’affaires qui a financé dans le passé des journaux comme Esprit, le Matin de Paris ou la Quinzaine. Baptisé le 1, il abordera chaque mercredi une grande question d’actualité à travers les regards d’écrivains, de chercheurs, de philosophes, d’anthropologues, d’artistes, de poètes, d’illustrateurs ou d’experts. Explication avec l’ancien directeur du Monde. + de détails
 
 
 
Mediapart à la conquête des 100 000 exemplaires
Avec 84 000 abonnés, Mediapart fête son 6ème anniversaire, demain 19 mars, avec enthousiasme, puisqu’ils n’étaient que 65 000 fin 2012. Il faut dire que le bilan du site d’informations en ligne, avec 6,8 millions d’euros de chiffre d’affaires (un million de plus en un an) et 900 000 euros de bénéfices, est positif, même s’il tient compte d’un taux de TVA de 2,1%, puisque Mediapart n’appliquait pas le taux à 19,6%, comme la loi l’y obligeait pourtant jusqu’en janvier. Edwy Plenel se félicite d’ailleurs de l’adoption du taux de TVA réduit pour toute la presse en ligne, obtenue « grâce à la mobilisation de nos lecteurs, de la profession, d’élus et des personnalités ». Depuis le début de l’année, le journal a lancé sa première campagne de publicité et un nouveau rendez-vous politique hebdomadaire, « Objections ». 
 
Ouest France augmente son prix de 10 centimes
C’était l’une des hypothèses étudiées par le groupe Sipa Ouest France pour redresser ses comptes. Le premier quotidien français, qui a vu sa diffusion baisser de 2,1% en 2013, à 733 078 exemplaires, et subi un fort recul de ses recettes publicitaires, a choisi d’augmenter son prix de vente de 10 centimes (de 85 à 95 centimes), un an après une hausse de 5 centimes. « Nous avons été contraints de le faire parce que les charges continuent à croître et parce que la publicité continue à baisser plus que prévu », précise Philippe Toulemonde, directeur général délégué d'Ouest-France, chargé du développement, à l’AFP.
 
Lagardère active passe sous la barre du milliard de chiffre d’affaires en 2013
C’est la fin d’une époque. Le groupe Lagardère active a enregistré en 2013 un chiffre d’affaires de 996 millions d’euros, en recul de 1,9% en données brutes et de 3,8% à données comparables. « La bonne maîtrise des coûts et les bonnes performances en radio et production TV atténuent les difficultés rencontrées dans la presse magazine », explique son président, Denis Olivennes. Dans ce marché difficile, le groupe maintient sa marge opérationnelle à 6,4%, à 64 millions d’euros, et s’apprête à poursuivre le développement de ses activités en croissance, comme la distribution dans les gares et les aéroports, ou la production télévisée. Dans le même temps, il va continuer à réduire la place de ses activités en décroissance avec la restructuration de son pôle magazines qui représente désormais un peu moins de 500 millions d’euros. Denis Olivennes a également profité de la présentation des résultats du groupe pour annoncer son entrée, dans quelques jours, en négociations exclusives avec les repreneurs potentiels de ses dix magazines à vendre.
 
Nathalie Collin et Laurent Joffrin annoncent leur départ du Nouvel obs
C’est par un simple communiqué envoyé le 12 mars que Nathalie Collin et Laurent Joffrin, coprésidents du groupe Nouvel observateur, ont annoncé leur démission « à la réalisation de l’opération d’acquisition du Nouvel observateur par LML (dont les trois associés sont Pierre Bergé, Xavier Niel et Matthieu Pigasse, NDLR), de manière à laisser la place à une nouvelle gouvernance et une nouvelle équipe ». En attendant la nomination d’un nouveau directoire, Laurent Joffrin garde toutes ses responsabilités à la tête du journal. A l’issue, il devrait aussi garder un pied dans le news magazine en tant qu’éditorialiste.

Les recettes nettes de la presse ont baissé de 8,4% en 2013, à 2,939 milliards d'euros
Les recettes publicitaires nettes des médias français ont chuté de 3,6% en 2013, pour s'établir à 13,3 milliards d'euros, et devraient encore baisser cette année de 1,5%. « Un premier trimestre désastreux a fortement impacté des chiffres qui n'ont pas pu se redresser », explique Philippe Legendre, directeur délégué de l'Irep. La presse a vu ses recettes publicitaires fondre de 8,4%, à 2,939 milliards d'euros. Dans le détail, la presse quotidienne nationale accentue son recul (-10,2%, à 209 millions d'euros), les quotidiens régionaux baissent de 6,4%, à 819 millions. Les magazines sont en chute de 9,6%, à 1,030 milliard, et la presse spécialisée cède 11,5%, à 320 millions d'euros. La presse gratuite a, elle aussi, baissé de 7%, à 437 millions d’euros. 
Les recettes publicitaires de la télévision se montent à 3,219 milliards d'euros, en baisse de 3,5%. Les chaînes historiques, en baisse comme le câble et satellite, se comportent plus mal que la TNT, qui enregistre une évolution positive. La radio ne perd que 0,4%, à 736 millions d’euros, et la publicité extérieure 1,7%, à 1,152 milliard d’euros. Même Internet (le display) baisse de 1%, 640 millions d’euros, mais l’ensemble serait en croissance en tenant compte du mobile (68 millions d’euros, en hausse de 55%. + de détails
 
Le Monde accélère sur le numérique « pour capter de nouvelles audiences »
Au départ, il s’agissait d’un simple blog du Monde consacré au fact-checking, la vérification des faits. Depuis hier, 10 mars, les Décodeurs est une nouvelle chaîne du Monde.fr spécialisée dans la production de contenus pédagogiques, la vérification des faits, leur contextualisation, le traitement des données et leur mise en scène visuelle (datajournalisme). Pour ce projet phare du Monde, dixit sa directrice, Natalie Nougayrède, la rédaction a mis les moyens avec une équipe de neuf personnes, placée sous la responsabilité de Samuel Laurent, avec un coordinateur, trois rédacteurs, deux datajournalistes, deux infographistes et un social media editor. « Nous proposerons trois types de production, précise Samuel Laurent : de la vérification d’infos, du contexte pour faire comprendre et expliquer les choses, et du datajournalisme ».  + de détails
 
La restructuration de ses activités françaises plombe les résultats du groupe Roularta
Le groupe belge Roularta a enregistré en 2013 un recul de son chiffre d’affaires de 5%, à 676 millions d’euros, tandis que le bénéfice courant s’est replié de 26,7%, 9,6 millions d’euros. Le résultat net, lui, est négatif (-57,9 millions d’euros) « suite à la comptabilisation de 40,6 millions d’euros de réductions de valeur sur les titres français et de 27,6 millions d’euros de frais de restructuration et uniques (après impôts) en Belgique et en France », expliquent les dirigeants du groupe dans un communiqué, en précisant que « ces restructurations exceptionnelles feront baisser, dès cette année, les coûts salariaux d’environ 7 millions d’euros en base annuelle ».
 
Parents s’offre une nouvelle formule
Pour ses 45 ans, le mensuel Parents (Lagardère active) s’offre une nouvelle formule, sortie aujourd’hui, 11 mars. « Nous sommes le seul mensuel sur notre univers de concurrence. Il faut montrer que nous investissons, alors que nous sommes en perpétuelle conquête de lectrices, estime Catherine Lelièvre, directrice de la rédaction. C’est vraiment une formule de presse, pas une copie du site Web », qui garde les codes print et adopte une maquette plus aérée et élégante, facilite le parcours de lecture et se dote d’un rubriquage plus clair. Mais comme les mamans actuelles sont aussi très connectées, le magazine joue la complémentarité avec le Web, en renvoyant plus sur son site Internet. « Nous avons le devoir de coller aux nouveaux besoins. Les mamans bougent, nous aussi ». Pour cela, sur le fond, Parents a renforcé sa partie puériculture et a créé des rubriques répondant aux problématiques des futures mamans, souvent pressées. Et pour mieux voir les évolutions dans l’histoire de la maternité et de l’éducation depuis 45 ans, une rubrique éphémère, « Parents vintage », puise dans les archives du magazine. Lagardère espère ainsi enrayer la baisse de sa diffusion France payée, passée de 303 618 exemplaires en 2008 à 240 967 exemplaires en 2013.
 
Eric Fottorino prépare un lancement d’hebdomadaire
Eric Fottorino et Laurent Greilsamer, tous deux anciens dirigeants du Monde, planchent sur la création, le 9 avril, d’un nouvel hebdomadaire, le 1. « Ce journal sans publicité traitera chaque semaine d’une grande question d’actualité à travers les regards d’écrivains, de chercheurs, de philosophes ou d’anthropologues, et aussi d’artistes, poètes et illustrateurs et d’experts, explique Eric Fottorino dans un entretien aux Clés de la presse. Ce n’est pas un journal de plus, mais un journal qui me manque ». Présent également sur Internet et les réseaux sociaux, le 1, vendu 2,80 euros, doit atteindre une diffusion de 25 000 à 30 000 exemplaires pour être viable.

La pagination publicitaire de la presse encore en baisse en janvier-février
Le mois de février s’inscrit, selon les indicateurs avancés de Kantar média, dans la lignée du mois de janvier, avec de bonnes performances publicitaires pour les médias audiovisuels et une situation toujours aussi préoccupante en presse. Décryptage. + de détails
 
Marie-Claire met en Une un homme
C’est la première fois en soixante ans que Marie-Claire consacre sa Une à un homme. Et cet homme, c’est Vincent Cassel. A l’intérieur, un numéro spécial construit « avec les hommes et leur complicité », une dizaine qui se sont emparés des rubriques et ont apposé leur style, leur sensibilité et leurs convictions.
 
 
 
Selon nos informations, Causette finalise une levée de fonds
Après cinq ans d’existence, Causette est en train de changer de dimension. Le magazine, dont la diffusion France payée est passée de 52 580 exemplaires en 2012 à 66 737 exemplaires l’an dernier, s’apprête à quitter ses locaux devenus exigus de la rue de Charonne pour un plateau de 200 mètres carrés rue de la Folie Régnault. Surtout, Causette est sur le point de finaliser une levée de fonds, nous révèle son fondateur, Grégory Lassut-Debat.
 
Divorce entre Marianne et Marianne Belgique
L’aventure de Marianne en Belgique s’achève au tribunal. Lancée par l’ancienne équipe dirigeante du news magazine, cette opération n’a pas survécu aux difficultés de la presse (et de la concurrence déjà existante) en Belgique et, surtout, au départ de Maurice Szafran, ex-Pdg du titre. Dans son dernier numéro, l’équipe belge de Marianne donne, sur six pages du journal, son explication du clash en faisant porter le chapeau à Yves de Chaisemartin, le principal actionnaire de Marianne. De son côté, ce dernier explique que l’éditeur belge n’a pas respecté le contrat de licence, qui prévoyait une redevance et des droits d'auteur.
 
Le Monde part à la conquête des jeunes lecteurs
Le Monde lance une offre numérique, à valoir tout au long du mois de mars, à destination des 18-25 ans, que les journaux ont souvent du mal à conquérir et surtout fidéliser sur le payant. Explications avec Isabelle André, Pdg du Monde interactif. + de détails

Le nouveau Marie-Claire enfants se veut plus militant et accessible
« Nous n’avons pas cherché à révolutionner Marie-Claire enfants, prévient Fredrik Edström, son éditeur. Mais il profite pleinement du regard de sa rédactrice en chef, Violaine Belle-Croix, arrivée en juin 2013. » Ce regard, « frais, engagé et très large », permet au hors-série semestriel de Marie-Claire de lancer une nouvelle formule, que Violaine Belle-Croix a voulu plus militant et accessible. « Il y avait déjà une qualité rédactionnelle forte, explique-t-elle. J’ai cherché à réorganiser les contenus pour que les lecteurs entrent plus facilement dans le magazine ». Pour cela, elle a décidé d’ouvrir sur une rubrique news, « comme dans un féminin ». Les sujets sérieux, profonds, menant à l’action, alternent avec d’autres plus légers ou mode. Marie-Claire enfants, que l’éditeur veut instaurer comme une marque à part entière, s’implante aussi sur le numérique.
 
Avec sa nouvelle maquette, Elle repart à la conquête des kiosques
Après avoir enregistré une croissance ininterrompue de sa diffusion France payée depuis 2008, Elle a connu un léger décrochage l’an dernier, avec un recul de 3,6% à 369 965 exemplaires. Décidé à retrouver dès cette année une évolution positive, le groupe Lagardère lance, aujourd’hui 28 février, une nouvelle maquette pour son magazine phare. Explications avec Valérie Toranian, directrice de la rédaction. + de détails
 
 
 
Mathieu Gallet, Pdg de Radio France
Le conseil supérieur de l’audiovisuel a tranché… et créé la surprise, en nommant Mathieu Gallet, actuel Pdg de l’Ina, à la présidence de Radio France. Car l’ancien directeur adjoint du cabinet de Frédéric Mitterrand au ministère de la Culture n’a que 37 ans. « Nous avons choisi une personnalité jeune, la plus jeune de l'histoire de Radio France », a reconnu le président du CSA, Olivier Schrameck, en assurant que ce choix, une surprise pour la plupart des analystes, était « celui de l'audace et du dynamisme ». Mathieu Gallet a été élu à l'unanimité des neuf membres du collège du CSA, qui ont été conquis par la brillante audition du jeune candidat qui, d'après eux, se détachait très nettement des autres, parfois « décevants ».
 
C’est parti pour le projet Newsprint
Les groupes Riccobono et le Monde ont signé, le 27 février, l'ensemble des accords juridiques permettant le début du financement des investissements, et donc le lancement effectif du projet Newsprint, un nouveau centre d’impression presse et labeur, qui doit ouvrir en région parisienne, à destination des éditeurs de quotidiens et de magazines. Financé par les deux groupes (Riccobono étant l’opérateur) avec le soutien de l’Etat, ce projet doit permettra le reclassement de 35 salariés du Monde imprimerie, conformément aux engagements pris par la direction lors de la précédente restructuration de son imprimerie. « Nous serons très attentifs au respect de la totalité des engagements de chacune des parties, pris lors du dernier plan de sauvegarde de l’emploi », précise la direction du Monde dans un communiqué.
 
« Gault & Millau doit devenir la marque de référence du ranking du goût au niveau mondial »
Deux ans et demi après son arrivée à la tête de Gault & Millau, Côme de Chérisey a profondément modifié le modèle économique d’une entreprise dont les pertes représentaient alors 50% de son chiffre d’affaires. Une stratégie de diversification tous azimuts lui a permis de retrouver l’équilibre et d’imaginer une nouvelle signature : « l’expert gourmand ». + de détails
 
Lagardère va lancer en France son concept de Elle café
Après le Japon et le Vietnam, c’est en France que le groupe Lagardère s’apprête à décliner son concept de Elle café, plus précisément à Paris. Un lieu qui va célébrer l'art de vivre du magazine, dans les univers de la mode, du style, de la beauté et de l'art de la table. Contrairement aux premières expériences menées en Asie, gérés sous licence, le Elle café parisien dépendra directement de Lagardère active enterprises, la division diversification du groupe, qui envisage d’autres ouvertures dans les années qui viennent.
 
Le magazine Elle prépare une nouvelle formule
Elle devrait profiter de la sortie, le 28 février, de son numéro spécial mode pour procéder à une évolution de sa formule. L’occasion, pour une source interne, de « réaffirmer son identité, canaliser son énergie et renforcer son image ».
 
Les salariés de Libération déclenchent le droit d’alerte
Les salariés de Libération ont voté, le 20 février en assemblée générale, le principe du droit d'alerte, procédure qui permet d'alerter la direction sur la situation économique d'une entreprise, qui sera déclenchée lors d'un comité d'entreprise programmé le 21 février. Cette action intervient après un nouveau coup de théâtre marqué par le limogeage de Philippe Nicolas, coprésident du directoire de Libération avec Nicolas Demorand, qui avait démissionné la semaine dernière. La direction du journal est désormais assurée par François Moulias qui devient le seul président du directoire.
 
800 000 exemplaires de plus pour la presse picture-people grâce à l’affaire Hollande-Gayet
Le scoop de Closer sur l’affaire Hollande-Gayet n’a pas seulement eu des répercussions sur le couple présidentiel, il a permis à l’hebdomadaire de Mondadori de doper sérieusement ses ventes. Selon Presstalis, la parution du 10 janvier, en vente deux semaines, avec la couverture sur « L’amour secret du Président », a plus que doublé en ventes avec un effet de rémanence sur les parutions suivantes qui performent à +50%. « L’analyse montre un report des acheteurs sur Closer, qui regagne en légitimité », soulignent les auteurs de l’étude. + de détails
 
Un nouveau quotidien lancé à Perpignan
Le pari est osé, et c’est Pierre Ginabat, ancien directeur administratif et financier de l’Indépendant, qui s’y attèle. Un nouveau quotidien départemental a ainsi vu le jour hier, 20 février, à Perpignan. Baptisé l’Echo du Roussillon, ce journal tabloïd de 32 pages se propose de couvrir l'actualité de la plaine du Roussillon, six jours par semaine, du lundi au samedi. Son argument principal ? Un prix de 50 centimes, susceptible d’attirer un public qui a délaissé la presse quotidienne régionale classique. Réalisé par une dizaine de jeunes journalistes, il veut « d’abord s’intéresser à ce qui marche, à ceux qui réussissent et qui aident au développement, explique Pierre Ginabat dans un entretien donné au Club de la presse de Languedoc Roussillon. Nous souhaitons mettre en valeur les gens et les services qui fonctionnent bien. Dans notre partie économique, nous allons valoriser l’économie locale et apporter un regard différent sur l’actualité des entreprises ». Reste à savoir si ce sera suffisant pour assurer la viabilité du projet.
 
Le Figaro maintient son résultat malgré un recul de son chiffre d’affaires
Dans un article publié sur son site Internet, le groupe Figaro a annoncé que son résultat d’exploitation se maintenait à 22 millions d’euros en 2013, malgré un chiffre d’affaires en recul de 5%, à 510 millions d’euros. Par ailleurs, le site du Figaro est bénéficiaire (de 3 millions d’euros, sur un chiffre d’affaires de 25 millions), notamment grâce à l’investissement dans la Place média et dans la vidéo, qui ont engendré une croissance de 11% de la publicité numérique. Les abonnements numériques, eux, ont atteint le cap des 18 000. L’objectif 2014 est fixé à 30 000 abonnés payants sur le site, dont la zone payante sera renforcée. De plus, alors que Figaro vox vient de voir le jour et que le site politique le Scan va être lancé en mars, le groupe continuera à miser sur la vidéo. Comme évoqué dans les Clés de la presse du 14 février, le pôle news (40% du chiffre d’affaires) va aussi bénéficier d’investissements, à commencer par le Figaroscope dont la nouvelle formule est annoncée pour le 12 mars. Pour cette année, le groupe espère que ses recettes publicitaires et de diffusion resteront stables.
 
La TVA de la presse en ligne passe à 2,10%
Après l'Assemblée nationale le 4 février, le Sénat a adopté à son tour, le 17 février, le projet de loi visant à harmoniser les taux de TVA de la presse écrite (2,10%) et de la presse en ligne (jusque-là 20%), en vertu « du principe de neutralité technologique en matière fiscale ». Aurélie Filippetti, ministre de la Communication, a profité de la discussion pour rappeler que l'objectif était « la situation de la presse en ligne dans sa globalité, pas le traitement de tel ou tel cas particulier », que cette proposition de loi ne sera pas rétroactive, et que les enquêtes fiscales ne font l'objet d'aucune instruction du gouvernement. Avec cette mesure, la France se retrouve exposée à un contentieux européen pour non-respect des règles communautaires sur la TVA. 
 
Metronews accélère la digitalisation de ses contenus et de ses offres commerciales
« Il ne nait pas ou plus de lecteurs de presse papier. Les versions papiers de la presse quotidienne sont appelées à disparaître ». Edouard Boccon-Gibod, le président de Metronews, n’y est pas allé pas quatre chemins, lors d’une conférence de presse sur la digitalisation de la marque. Pour lui, « la presse vit une évolution darwinienne, où seuls ceux qui arriveront à s’adapter s’en sortiront ». Mais pas question pour autant de se tirer une balle dans la tête, « le digital entraîne des mutations fantastiques, y compris au niveau de la conception, de l’élaboration et de la production de l’information ». Reste à savoir monétiser ces audiences en forte croissance. + de détails
 
Des changements en perspective dans le groupe Figaro
Aurore Domont, présidente de la régie du Figaro, a profité, le 11 février, de la présentation des résultats de l’étude sur les « affluent people », pour annoncer que le premier semestre va voir naître de nombreux changements pour les marques du groupe. Après le lancement de Figarovox il y a quelques jours, déclinaison des pages Débats et opinion, les pages saumon du quotidien vont être bientôt renforcées. Le groupe compte également créer un nouveau Paris chic, pour la Méditerranée, qui devrait s’appeler Riviera chic. Côté nouvelles formules, on nous promet du neuf, sur le fond et la forme, pour le Figaro magazine daté des 17-18 mai. Entre temps, les lecteurs auront déjà découvert les changements du Figaroscope, en mars, et du TV magazine, en avril. Madame Figaro n’est pas oublié et c’est sa version digitale qui en profitera avec une nouvelle plateforme, à découvrir en avril.
 
La démission de Nicolas Demorand ouvre la voie à un meilleur dialogue
L’annonce de la démission de Nicolas Demorand, le président du directoire de Libération, dans les colonnes du Monde d’hier 13 février, n’a pas seulement surpris les observateurs des médias. Même les salariés, en interne, ne s’attendaient pas à un tel dénouement, même s’ils n’avaient pas vu leur patron depuis la crise de vendredi dernier. « Quelques signes auraient pu nous laisser penser qu’il le ferait, mais l’on y croyait plus, nous explique Hervé Marchon, délégué syndical SNJ. Dommage que sa décision n’ait pas été prise plus tôt, cela aurait pu dénouer une partie de la crise ». Cette démission permettra-t-elle de le faire ? « Ce n’est qu’un verrou qui saute », tient-il à préciser. + de détails
 
 
 
« Le datajournalisme doit apporter une intelligence visuelle et de l’interactivité »
Ouest médialab organise pour la 2ème année le Hyblab 2014, un atelier concret consacré au datajournalisme, qui croise les compétences d'une centaine d'étudiants provenant de trois écoles (communication et médias, informatique et design) et celles de douze médias locaux et régionaux. « Une expérience unique en France », estime son organisateur, Julien Kostrèche, fondateur et animateur de ce laboratoire numérique des médias, qui regroupe les principaux acteurs de la filière implantés en région Pays de la Loire et Bretagne. + de détails
 
La FNPS envisage de créer une nouvelle coopérative de presse
Si l’idée va à son terme, la création d’une nouvelle coopérative, alternative à Presstalis et aux MLP, serait une véritable révolution dans la distribution de la presse. C’est pourtant un projet sur lequel planche la Fédération nationale de la presse d’information spécialisée (FNPS), « pour répondre aux attentes de ses adhérents, des magazines petits et moyens, en termes de livraison et de capillarité du réseau, de contrôle des invendus, d'animation des ventes, explique Jean-Louis Redon, président de la commission vente et diffusion de la FNPS, dans un communiqué. La simplification récente en une coopérative de quotidiens (Presstalis) et deux coopératives de magazines (Presstalis et MLP) où la voix des grands groupes est prépondérante ne laisse pas beaucoup de choix aux petits et moyens titres ». 
 
Crise profonde, au grand jour, à Libération
Après la non-parution de vendredi, le ton est monté d’un cran à Libération entre la direction du journal et la rédaction. Témoin la publication de l’édition de samedi 8 février, avec une Une surréaliste : « Nous sommes un journal, pas un restaurant, pas un réseau social, pas un espace culturel, pas un plateau télé, pas un bar, pas un incubateur de start-up... ». Une réponse au projet, présenté par les propriétaires du journal, qui imaginent de faire de Libération, en plus d'être un éditeur de presse papier, un « réseau social, créateur de contenus, monétisable sur une large palette de supports ». Reste à savoir qui gagnera cette victoire. Espérons que ce ne soit pas la marque elle-même : dès la sortie du journal, des lecteurs n’ont pas hésité, sur Twitter, à brocarder cette une. Les heures qui viennent s’annoncent difficiles.  
 
 
 
« L’Equipe teste à Sotchi l’appétit des consommateurs pour des contenus payants »
C’est parti pour les jeux Olympiques de Sotchi. Si de nombreux journaux, comme le Monde, ou d’agences, comme l’AFP, ont mis en place des dispositifs de couverture conséquents, l’Equipe est allé plus loin en profitant de l’occasion pour tenter de commercialiser des contenus payants, nous explique Fabrice Jouhaud, directeur des rédactions. + de détails
 
Diffusion presse : les gagnants et les perdants de 2013
L’OJD a publié le 6 février sur son site Internet les déclarations sur l’honneur (DSH) de diffusion de près de 600 titres. Sans surprise, la tendance est fortement baissière, même si une petite centaine de titres ont tiré leur épingle du jeu avec une évolution positive de leur diffusion. Etat des lieux. + de détails
 
GHM annonce un accord pour l’arrivée d’un investisseur majoritaire dans Nice matin
La direction du groupe Nice matin a soumis, lors du comité d’entreprise du 6 octobre, le projet d’évolution de l’actionnariat par une prise de participation majoritaire de Jean Icart, entrepreneur et homme politique niçois (qui comptait se présenter à l’élection municipale de Nice), associé à un fond d’investissement privé européen. Si elle aboutit, l’opération prévoit la suppression de 128 postes d’ici fin 2015, et un apport financier de 20 millions d’euros dans les semaines qui viennent. L’objectif de Jean Icart, qui a promis de démissionner de tous ses mandats politiques et de ne pas se présenter à la prochaine élection, est « d’assurer un avenir durable du groupe grâce à une nouvelle organisation de ses métiers et à une réflexion globale sur la transition numérique, ainsi qu’à une diversification et au développement de ses activités ». 
 
 
L'Assemblée nationale adopte une TVA réduite de 2,10% pour la presse en ligne
L'Assemblée nationale a adopté, le 4 février, à l'unanimité la baisse de la TVA de la presse en ligne au taux super-réduit de 2,1%, comme la presse imprimée, au lieu de 20% actuellement. « Nous faisons ici valoir le principe de neutralité technologique en matière fiscale », explique Patrick Bloche, député PS, qui espère un vote conforme du Sénat avant la fin du mois. De son côté, Aurélie Filippetti, ministre de la Communication, a souligné que l'objectif était « la situation de la presse en ligne dans sa globalité, pas le traitement de tel ou tel cas particulier », dans une allusion aux contrôles fiscaux en cours visant Mediapart ou Indigo publications. Avec cette mesure, la France se retrouve exposée à un contentieux européen pour non-respect des règles communautaires sur la TVA. « Avec le soutien de l'Allemagne, la France sera dans une position plus solide en ayant déjà mis en place ce taux super-réduit et en uniformité sur le livre », a-t-elle tenu à préciser.
 
La diffusion 2013 de la presse quotidienne nationale passée au crible
L’analyse des évolutions, mois par mois, de la diffusion de la presse quotidienne nationale ne laissait guère de place au doute. Dans le bilan de l’année 2013, livré le 31 janvier par l’OJD, seuls deux titres parviennent à stabiliser leurs diffusion France payée : la Croix (+0,81%, à 94 880 exemplaires) et les Echos (+0,74%, à 123 654 exemplaires). En limitant le recul à 1,88% (à 317 209 exemplaires), le Figaro s’en sort aussi plutôt bien. Décryptage. + de détails

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